L’histoire, authentique, est celle de Saartjie Baartman, une Africaine qui fut connue au XIXe siècle en tant que « Vénus hottentote ». Dotée d’un fessier proéminent exotique pour les badauds de l’époque, elle fut exhibée à Londres et à Paris, outragée de son vivant et profanée après son décès. Le film Vénus noire, d’Abdellatif Kechiche, inspiré de ce destin pathétique, sort le 27 octobre sur les écrans. Simultanément, la BD adaptée de ce même scénario parait dans les librairies. Ce livre fait-il partie du plan média du film ? C’est possible. Mais comme le travail de Renaud Pennelle est assez réussi, reste à savoir, dans cette démarche plurimédia inédite, laquelle des deux formes artistiques risque le plus de cannibaliser l’autre.