par José Parrondo (L'Association)
Déconcertant, le dernier Parrondo. Dans sa forme tout d'abord : chaque planche contient 4 vignettes élémentaires, obtenues en traçant un grand rectangle divisé en hauteur et en largeur par un simple trait. Au dessus ou en dessous des dessins, quelques lignes calligraphiées décrivent l'action ou les dialogues, à la manière des premières BD créées aux 19e et 20e siècles. Comme toujours le graphisme de Parrondo est naïf et minimaliste. La nouveauté, c'est la narration qui suit le même chemin. Olibrius vit des aventures absurdes et délirantes, mais décousues comme le récit d'un enfant qui improvise une histoire. Parrondo parcourt-il en BD le chemin que Miró a suivi en peinture ? La démarche étant plus intéressante que le résultat, cet album s'adresse avant tout aux amateurs de BD d'art et d'essai. Du même auteur, on préfèrera C'est comme ça et pas autrement (Bréal) ou Je le savais n°1 : L'électricité (éditions L'ampoule).
