Premières chaleurs T4, par Jean-Philippe Peyraud (Casterman)
Premières chaleurs, saison 2… Moteur !
Véro a décidé de changer d'hygiène de vie : gym, régime et abstinence sexuelle. Abie est tellement paniquée à l'idée de croiser son ex- dans l'escalier, qu'elle a décidé de changer d'appartement. Nini et Globule aussi aimeraient trouver un nouveau logement, mais les prix parisiens sont prohibitifs. Marco, le créatif de la bande et Casanova de service, est en pleine panne d'inspiration depuis qu'il est amoureux et aimé de la très jalouse Elodie. Mais le grand scoop, c'est que Gaby veut s'installer avec Tiphaine… ce qui nécessite de l'annoncer à Jean-Bath avec qui il vit en colocation depuis des années. Plutôt coton ! Ce n'est jamais le bon moment : Jean-Bath est hyper stressé par son boulot et il vient de rompre avec Thierry…
Si vous avez raté la première trilogie, vous aurez néanmoins compris que Premières chaleurs raconte les mille et une joies et tracas qui font le quotidien d'une bande de copains parisiens, jeunes trentenaires pas pressés d'entrer définitivement dans l'âge adulte… mais sachant que cela finira tôt ou tard par se produire. Pas de grands effets mélo, il ne se passe rien de bien bouleversant. La description du quotidien, même dans ce qu'il a parfois d'insignifiant, participe au charme de la série. On trouve forcément ici des situations vécues, des caractères familiers. Par exemple, tout le monde a un Globule parmi ses amis : un copain doté du même humour que Libellule dans Gil Jourdan, qui ne manque jamais l'occasion de proférer des calembours épouvantables… ce qui, au second degré et l'amitié aidant, finit par être sympathique. Jean-Philippe Peyraud construit son histoire à la manière des sitcoms, avec un dessin ligne claire très épuré voire dépouillé, mais très lisible et expressif. Il faut juste s'habituer aux nez bizarres qui sont sa signature graphique. Résumé façon Globule : nez en moins, agréable.
