Rien d’étonnant à ce que le roman sentimental Les années douces d’Hiromi Kawakami ait suscité l’idée d’une adaptation dessinée à Jirô Taniguchi. L’auteur de L’homme qui marche, très à l’aise dans les scènes de silence contemplatif, est en univers connu dans les rencontres récurrentes et faussement fortuites, entre une trentenaire célibataire et son ancien professeur, de trente ans son aîné. Et qui mieux que le dessinateur du Gourmet solitaire pouvait dessiner avec la patience requise, l’affection qui se tisse lentement entre les protagonistes, au gré des verres et des mets partagés dans un troquet ?