Dans un dessin au trait d’une remarquable élégance, et utilisant avec une parcimonie pleine de sens de rares aplats noirs, Gabrielle Piquet évoque cette période de l’Après-guerre où des bases américaines étaient installées sur le territoire français. Le petit Basile n’a jamais connu son père, un certain soldat Henry, retourné au pays et dont sa mère refuse de lui parler. Quelques trente ans plus tard, Basile devenu peintre obsessionnel d’une Amérique fantasmée, reste englué dans la recherche de ses origines. Une cérémonie de commémoration va lui permettre d’enterrer ses vieux démons…