Lanfeust des étoiles T8 : Le sang des comètes, de Christophe Arleston et Didier Tarquin (Soleil)
Lanfeust et ses amis ont arraché Glin, contre son gré, à sa captivité dorée chez Thanos. Pour sauver la galaxie et tenter de renverser le tyrannique Prince Delhuu (ou du moins, la créature qui se fait passer pour lui), ils vont devoir s’en approcher. Mais nos rebelles sont déclarés hors-la-loi sur tous les systèmes planétaires connus, ce qui ne facilite ni leurs déplacements, ni leurs projets. Même l’indestructible Hébus souffre de maux d’estomac, c’est dire si la situation est critique. À l’heure du dénouement, les jeux sont loin d’être faits, et le happy end n’est pas garanti !
Action, rebondissements multiples, calembours redoutables, humour potache et personnages déjantés… on retrouve dans Lanfeust des étoiles tout ce qui faisait le charme de Lanfeust de Troy, un soupçon d’innocence en moins. Dans ce second cycle, Arleston fait basculer ses héros dans un univers space-opéra, et se frotte aux pièges des paradoxes temporels. Magie et science font rarement bon ménage, aussi a-t-il fallu recourir à différentes astuces pour priver Lanfeust de sa toute-puissance. Un certain nombre de détails feront lever le sourcil aux lecteurs soucieux d’une cohérence parfaite entre les deux séries… mais à quoi bon ? Mieux vaut considérer Lanfeust des étoiles pour sa dimension comique, pour le dépaysement et la dynamique des dessins de Tarquin, et apprécier le théâtre des relations interpersonnelles. Par une ultime pirouette, Arleston crée un contexte favorable au lancement d’un troisième cycle (jamais deux sans Troy), qui verra Lanfeust de retour sur sa planète d’origine.
