Green Manor T3, par Fabien Vehlmann et Denis Bodart (Dupuis)
Dans tous les clubs de Londres à l'époque victorienne, on trouve des salons feutrés où des gentlemen flegmatiques devisent autour d'un cigare ou d'un whisky. Il en va ainsi du Green Manor, qui se distingue toutefois par le penchant de ses membres pour une discipline assez peu convenable : le crime.
Avec la causticité moqueuse d'un Roald Dahl (dans ses nouvelles pour adultes, comme Kiss Kiss), Fabien Vehlmann construit des histoires en sept planches avec passage obligatoire au Green Manor, version macabre du Drones club cher à P.G. Wodehouse. Le contraste entre l'impassibilité de surface des personnages dessinés par Denis Bodart et la perversité de leurs actes produit de petites merveilles de cruauté raffinée, dans une ambiance so british !
