Après plus de 30 ans passés sur une station orbitale, l'oncle Terry, véritable légende vivante de l'histoire spatiale, a atteint l'âge de la retraite. Il retourne sur Terre escorté par Travis, et le mot escorte n'est pas de trop : Terry traîne les pieds et n'a aucune envie de quitter l'espace. Il s’est d’ailleurs trouvé un job sur une plateforme orbitale. Mais Travis a d'autre projets pour lui : il veut le voir se réconcilier avec son vieux père de 91 ans, alors que les deux hommes sont fâchés depuis près de 50 ans ! Le père de Terry vit au Hameau des chênes, quartier pourri construit sur une marnière en région parisienne, transformé en squat par différents clandestins. Le quartier vit peut-être ses dernières heures : Vitruvia, multinationale sans vergogne a décidé d’agrandir le spatioport tout proche. Chez les squatteurs, la résistance s’organise…
Dans le premier cycle, Steve Travis faisait semblant pendant 5 tomes d’être embarqué malgré lui dans des aventures terribles pour un simple pilote de navette spatiale. Nous apprenions in fine qu’il était un agent au service d’un millionnaire épris de justice. Dans le second cycle nommé Vitruvia, Travis fait tout pour éviter l’aventure, qui lui tombe dessus quand même. Bien fait ! Et même, très bien fait : une action débridée, de l’humour, un découpage très dynamique, quelques messages éthiques au passage… Le tout sur un dessin aussi énergique que le scénario. Le plaisir de lecture est au rendez-vous. Vitruvia est une histoire en trois volumes, numérotés 6.1, 6.2 et 7 pour refléter la simultanéité des faits décrits dans le tome 6.1 (l’histoire de Travis) et le tome 6.2 (l’histoire de Vlad Nyrki, ex-(?)-méchant très réussi), qui sortira dès août prochain. Déjà ? Rassurez-vous, Christophe Quet ne s’est pas boosté aux nanomachines pour travailler super vite. Tout simplement, le tome 6.2 sera dessiné par Ludwig Alizon.
Accrochez-vous : les squatteurs voudraient éviter de, mais l’album, lui, déménage !
