Le briographe

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Tag - Christophe Arleston

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dimanche 2 novembre 2008

Lanfeust des étoiles T8

Lanfeust des étoiles T8 : Le sang des comètes, de Christophe Arleston et Didier Tarquin (Soleil)

Lanfeust et ses amis ont arraché Glin, contre son gré, à sa captivité dorée chez Thanos. Pour sauver la galaxie et tenter de renverser le tyrannique Prince Delhuu (ou du moins, la créature qui se fait passer pour lui), ils vont devoir s’en approcher. Mais nos rebelles sont déclarés hors-la-loi sur tous les systèmes planétaires connus, ce qui ne facilite ni leurs déplacements, ni leurs projets. Même l’indestructible Hébus souffre de maux d’estomac, c’est dire si la situation est critique. À l’heure du dénouement, les jeux sont loin d’être faits, et le happy end n’est pas garanti !

Action, rebondissements multiples, calembours redoutables, humour potache et personnages déjantés… on retrouve dans Lanfeust des étoiles tout ce qui faisait le charme de Lanfeust de Troy, un soupçon d’innocence en moins. Dans ce second cycle, Arleston fait basculer ses héros dans un univers space-opéra, et se frotte aux pièges des paradoxes temporels. Magie et science font rarement bon ménage, aussi a-t-il fallu recourir à différentes astuces pour priver Lanfeust de sa toute-puissance. Un certain nombre de détails feront lever le sourcil aux lecteurs soucieux d’une cohérence parfaite entre les deux séries… mais à quoi bon ? Mieux vaut considérer Lanfeust des étoiles pour sa dimension comique, pour le dépaysement et la dynamique des dessins de Tarquin, et apprécier le théâtre des relations interpersonnelles. Par une ultime pirouette, Arleston crée un contexte favorable au lancement d’un troisième cycle (jamais deux sans Troy), qui verra Lanfeust de retour sur sa planète d’origine. 

mercredi 6 juillet 2005

Rock'n'Troll Attitude, Trolls de Troy T8

Trolls de Troy T8, par Christophe Arleston et Jean-Louis Mourier (Soleil)

 

Une nouvelle épidémie frappe Eckmül, la principale ville des humains du monde de Troy : le rauque, cette musique gutturale chantée par des groupes de trolls enchantés, enflamme les foules. Le plus célèbre de ces groupes, les Groaring Trolls, est mené par Ynghstön, qui a le don de rendre les jouvencelles passablement hystériques. A la suite d'un accident de chasse, la passion du rauque va débarquer à Phalompe, village des indomptables Trolls. Une nouvelle occasion pour les humains de tenter un enchantement collectif, pendant le concert du Stock de Bois ?

Révisez vos classiques avant d'ouvrir cet album : une bonne connaissance du répertoire des Rolling Stones (qui ne jouaient pas à Woodstock !) ne vous sera pas inutile pour goûter aux chansons de leurs cousins trolls, des hits comme "Jacques le lumineux sautillant", "Commence-moi dessus" ou "Je peux avoir pas satisfaction". Comme à son habitude, Arleston multiplie dans cet album les références décalées à des émissions ou séries TV, à des objets à la mode. Certains clins d'œil risquent de devenir incompréhensibles dans quelques années… pour le moment, tout fonctionne à merveille.

Parmi toutes les séries qu'Arleston anime dans le monde de Troy, Trolls de Troy est un cas à part. Même si l'humour est présent dans toutes les séries, Lanfeust ou Conquérants de Troy sont avant tout des aventures heroic fantasy où le suspense domine. Trolls de Troy utilise exactement les mêmes ingrédients, mais avec des proportions complètement inversées. Ici, l'histoire importe peu : elle est un pur prétexte pour permettre au scénariste de mettre en place des situations abracadabrantes et les calembours les plus épouvantables. Le dessinateur n'est pas en reste : Mourier passe son temps à barbouiller des gags visuels partout dans les planches. Et cela fait huit tomes que ça dure !