W.E.S.T T2, de Xavier Dorison, Fabien Nury et Christian Rossi (Dargaud)
Au tout début du XXe siècle, différents hommes de pouvoir américains sont pris d'une étrange folie meurtrière, à laquelle ils ne survivent pas. Chaque fois, le criminel porte au visage ou sur la main un signe en forme d'étoile, qui disparaît peu après. Qui manipule et décime ainsi les élites de la nation ? Dans quel but ? Pour le découvrir, une agence clandestine est formée. Nom de code : W.E.S.T., l'acronyme de Weird Enforcement Special Team. Sous la direction de Morton Chapel, grand spécialiste en armes et investigateur aguerri, Angel Sawaje, un indien exorciste, le tireur d'élite Bishop et Bart, colosse à la force herculéenne allient leurs talents. Leurs compétences seront bien utiles : il flotte un lourd parfum de paranormal dans ce qui semble être une conspiration à l'encontre du candidat favori dans la course à la Maison Blanche, Théodore Roosevelt soi-même.
Quand le scénariste du Troisième testament et de Sanctuaire écrit à quatre mains avec celui de Je suis Légion,quand leur histoire est mise en images par le dessinateur de Jim Cutlass… cela donne une série à grand spectacle, dans la plus pure tradition de l'aventure. Le schéma narratif est comparable à celui du début de La ligue des gentlemen extraordinaires. On retrouve d'ailleurs dans W.E.S.T. ce mélange fertile de mystère, d'action, de politique et de fantastique, avec un récit qui maintient en permanence un haut niveau de suspense. Les compétences respectives des différents personnages sont ici dévoilées petit à petit et il n'y a pas forcément de rivalités entre les membres de l'équipe. Cela étant les auteurs laissent entrevoir chez certains personnages une part d'ombre parfois abyssale. Chapel est imperturbable face au danger… ce qui ne fait que refléter son peu d'attrait pour la vie. Dans ce premier cycle très dense, les auteurs ont su jeter des appâts qui déjà appellent d'autres histoires…
