Polina
Par Jérôme Briot le mercredi 4 mai 2011, 20:11 - critique - Lien permanent
Si la danse est l’art du mouvement, la bande dessinée est l’art qui consiste à créer son illusion. Raconter graphiquement les corps dansants est souvent une affaire de virtuosité, les dessinateurs qui comme Blutch ou Baudoin se sont livrés à cet exercice ne sont pas légion. Bastien Vivès, qui avait déjà montré un sens rigoureux du beau geste dans Le Goût du Chlore, cherche moins à peindre la danse, qu’à explorer la relation de l’artiste à sa discipline, et les rapports maître – élève. Magnifique et émouvante, Polina est l’histoire d’une petite fille qui passe une audition pour entrer dans une école de danse, et s’y fait former par des professeurs exigeants jusqu’à la rupture.
