Psikopat 202, en direct de l'an 2098 !
Par brio le dimanche 19 octobre 2008, 20:08 - revue de presse - Lien permanent
Un bond de quatre-vingt-dix ans dans l'avenir, ça vous tente ? Hah, pas sûr,
hein ? Vue d'ici, l'année 2098 sent la fin de siècle et le sapin (le chêne,
pour les plus nantis d'entre nous. Enfin, s'il en reste. Des chênes). 2098 est
à la fois relativement proche et dramatiquement hors de portée. Pas tout à fait
de la science-fiction, mais peu de chance d'y arriver.
Pour le dossier d'octobre, les auteurs du Psikopat ont exploré 2098... Pas
super réjouissantes, les perspectives. Au début du XXe siècle, nous rappelle
Karine Vallée, tout le monde se montrait tout à fait confiant en l'avenir et en
la capacité des sciences à améliorer le quotidien humain. Un siècle, deux
guerres mondiales et plusieurs génocides plus tard, ce n'est pas si simple de
rester sur une ligne positiviste. Ah, il y a bien Mo/cdm, qui décrit un univers
où tous la famine, la guerre, la maladie... ont été vaincus. Ah ben oui, mais
du coup, la Terre de 2098 est complètement surpeuplée. Logique. Dans une ligne
tout aussi corrosive, Jean-Luc Coudray établit une liste de perspectives aussi
sombres que plausibles (c'est bien le drame). Par exemple : « l'explosion de
quelques réacteurs nucléaires créera des réserves naturelles obligatoires ».
Gasp. Décidément l'avenir ne sent pas la rose (en même temps, dans futurologie,
il y a "urologie").
Hors dossier, l'habituelle abondance de dessins politiques, fignolés par Carali
himself ou par des dessinateurs échappés de Charlie Hebdo, les rubriques
d'Olivier Ka, en reportage au Japon ou retrouvant des "perles noires",
c'est-à-dire des 45 tours d'une autre époque, commentés avec une sorte de
fascination mi-amusée, mi-dégoutée...
Citons encore une bande dessinée de Pixel Vengeur, intitulée "Détresse
Sexuelle", qui à elle seule justifie pleinement le sous-titre Le dernier
magazine sans tabou. La morale et la bienséance nous empêchent d'expliquer
ce que le Psikopat fait du politiquement correct !
