Les petits riens, T.2, Le syndrome du prisonnier, de Lewis Trondheim (Delcourt) 

Quand Lewis Trondheim faisait 500 pages de Lapinot et les carottes de Patagonie, c’était «pour apprendre à dessiner». De nos jours, s’il met en ligne presque chaque jour une nouvelle planche des Petits Riens sur son blog, c’est «pour apprendre à faire des aquarelles». Et aussi pour échapper au syndrome du prisonnier, selon lequel moins on en fait, moins on a envie d’en faire. Hyperactif par peur d’être flemmard ? Peut-être. Lewis a surtout trouvé une nouvelle façon originale de faire de l’autobio : sous l’angle du micro-événement, de la chose dérisoire, de la pensée fugitive.