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  <title>Le briographe</title>
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  <description>Farbouillages, blafissure et grovulements. Et un soupçon de 9e art.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 17 Dec 2011 15:27:32 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Le Bandit généreux, vol. 06</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/09/04/Le-Bandit-g%C3%A9n%C3%A9reux%2C-vol.-06</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Sep 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Lee Doo Ho</category><category>Paquet</category><category>Zoo 34</category>    
    <description>    &lt;h1 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 16pt&quot;&gt;Le Bandit généreux, une épopée fleuve coréenne&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Consacrée à un héros du
patrimoine coréen, &lt;em&gt;Le Bandit généreux&lt;/em&gt; est un récit-fleuve dans une
Corée médiévale où des paysans se révoltent contre une noblesse corrompue et
tyrannique.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.paquet.li/bd/sites/default/files/styles/ic_album/public/bd/couverture/bandit6.png&quot; /&gt;Le
« Bandit généreux » : ce titre évoque irrésistiblement un
certain justicier anglais qui &lt;em&gt;volait aux riches pour donner aux
pauvres&lt;/em&gt;. La comparaison n’est pourtant pas si évidente. Le dessinateur Lee
Doo Ho raconte en détails la vie de Lim Keok Jeong, héros coréen mythique. Au
cours des cinq premiers tomes de la saga (qui en comptera onze), Lim aurait
plutôt pour spécialité d’être un pauvre résigné à se laisser voler par les
riches, préférant courber l’échine plutôt que de se rebeller contre l’injustice
et la tyrannie. Et pourtant ! Lim est un Hercule, une véritable force de
la nature, probablement l’homme le plus fort de son époque. Cette puissance
naturelle est renforcée par un apprentissage patient du combat à l’épée auprès
d’un maître de l’Art. Lim a aussi été le disciple du Moine bavard, compagnie
qui n’a pas manqué de parfaire son éducation. Seulement… il a aussi eu la
malchance de naître dans une famille de Baekjeongs, c’est-à-dire des ouvriers
spécialisés dans l’abattage du bétail. La charge est héréditaire, et elle est
méprisée par toutes les autres catégories de population de la Corée médiévale.
En d’autres termes, Lim est un paria. Et quand bien même il repousse une
compagnie d’envahisseurs japonais à lui seul, sauvant un capitaine coréen d’une
mort certaine, il reçoit pour tout remerciement l’ordre de disparaître au plus
vite, tant il est honteux pour ledit officier d’avoir été sauvé par un être de
si peu de valeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ce n’est qu’&lt;strong&gt;au
tome 6&lt;/strong&gt; que Lim Keok Jeong, largement forcé par des circonstances
fâcheuses, se résout à l’exil et devient chef des brigands de la vallée de la
pierre bleue. Le destin est en marche, les Yangbans (les aristocrates coréens)
ont intérêt à bien se tenir !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: rgb(84,141,212)&quot;&gt;Rōnin des bois&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Véritable équivalent
coréen des histoires japonaises de Samouraïs ou de Rōnins, &lt;em&gt;Le Bandit
généreux&lt;/em&gt; brille par une exécution soignée, exempte de tout maniérisme. Lee
Doo Ho, auteur culte dans son pays, a tout ce qu’il faut pour atteindre ce même
statut dans nos frontières : un style graphique magnifique, à la
lisibilité exemplaire et surtout, une inventivité narrative jamais démentie.
Sur les plus de 3000 pages que comptent les six premiers tomes, on ne trouve
pas un seul temps mort, pas une scène de moindre intérêt. Juste du plaisir de
lecture, de la première à la dernière page. Voilà une saga ébouriffante et
inoubliable, par les portraits truculents des protagonistes, et le panorama
qu’elle dresse de la période historique concernée. Très clairement : un
chef d’œuvre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img style=&quot;-MS-INTERPOLATION-MODE: nearest-neighbor&quot; src=&quot;http://www.paquet.li/bd/sites/default/files/bd/extraits/20110113112411_2.jpg&quot; width=&quot;545&quot; height=&quot;800&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Portugal</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/09/03/Portugal</link>
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    <pubDate>Sat, 03 Sep 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Cyril Pedrosa</category><category>Dupuis</category><category>Zoo 34</category>    
    <description>    &lt;h1 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 16pt&quot;&gt;Cyril Pedrosa au bord de l’autofiction&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;En France, terre
d’immigration, on est Français de souche dès la deuxième génération. Ce qui
n’empêche pas d’entretenir des liens affectifs avec le pays de ses
aïeux.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Portugal&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
&lt;span&gt;est un livre difficile. Pas difficile à lire, au contraire. De ce point
de vue, fluidité du récit, composition élégante et maîtrisée, Cyril Pedrosa a
du métier et du talent, qu’il met en œuvre – au sens littéral, d’ailleurs –
dans cet opus comme dans ses précédents livres. Mais &lt;em&gt;Portugal&lt;/em&gt; est un
livre qui a dû être difficile à composer. Parce qu’il traite de sentiments
ténus, complexes, difficiles à aborder de front, à retranscrire. Tout a
commencé en 2006, alors que l’auteur était invité pour trois jours au festival
BD de Sobreda, une ville situé sur la côte portugaise à proximité de Lisbonne.
Le Portugal, c’est le pays que le grand-père de l’auteur avait quitté pour
s’établir en France, n’y retournant qu’une seule fois à l’occasion d’un court
voyage. Et bien que Cyril Pedrosa lui-même n’y ait pas remis les pieds depuis
ses dix ans, ce festival lui permit de ressentir quelque chose de particulier,
comme une sorte de lien avec ce pays. L’auteur, confronté à ce sentiment, se
dit alors qu’il y avait là matière à faire un livre. Pas un livre
autobiographique sur son rapport personnel au Portugal, mais un livre plus
universel, pour évoquer les départs sans retour, pour parler des familles que
de telles émigrations séparent. Pour décrire aussi ce lien plus subtil encore
que les enfants des migrants, nés en France, peuvent entretenir avec le pays de
leurs ancêtres, fantasmé au travers des récits et anecdotes de famille, mais
sans le connaître intimement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: rgb(84,141,212)&quot;&gt;Revenir, c’est renaître un
peu&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Portugal&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
&lt;span&gt;nous entraîne dans les pas de Simon Muchat. Cet auteur de BD en panne
d’inspiration n’a plus goût à rien, ni professionnellement, ni
sentimentalement. Pour combler le vide qu’il ressent, Simon part plus ou moins
activement à la recherche de ses origines, auprès de sa famille proche puis au
Portugal, terre de ses ancêtres, où il retrouve sa famille éloignée et
finalement se retrouve lui-même. Légère et grave à la fois, cette histoire
inventée puise sa sincérité et sa justesse dans le vécu de l’auteur, et s’en
affranchit pour tout le reste, ce qui permet de multiplier les moments de rire
ou d’émotion. Au total, pas moins de deux ans de travail ont été nécessaires à
l’auteur pour réaliser ce récit dense et sensible, très musical dans ses
altérations de style et de couleurs. Saluons pour finir la hardiesse de
l’éditeur, qui s’est laissé convaincre de proposer un long récit couleurs de ce
calibre sans le saucissonner en plusieurs albums.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Dorian Gray, d’après le roman d’Oscar Wilde</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/09/02/Dorian-Gray%2C-d%E2%80%99apr%C3%A8s-le-roman-d%E2%80%99Oscar-Wilde</link>
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    <pubDate>Fri, 02 Sep 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Daniel Maghen</category><category>Enrique Corominas</category><category>Zoo 34</category>    
    <description>    &lt;h1 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 16pt&quot;&gt;Dorian Gray ou la damnation de Narcisse&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’adaptation très sobre
et épurée du roman d’Oscar Wilde par Stanislas Gros en 2008 (Delcourt,
collection Ex Libris), laissait la place à d’autres interprétations. Enrique
Corominas propose aux éditions Daniel Maghen sa propre version, flamboyante et
habitée.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dorian Gray, jeune homme
de 19 ans à la beauté insurpassable, prend la pose pour Basil Hallward. Le
peintre réalise son chef d’œuvre, un portrait saisissant de ressemblance. Lord
Henry, esthète cynique et mondain qui prône l’hédonisme dans tous les salons
qu’il fréquente, conseille à Dorian de bien profiter de sa jeunesse, car le
portrait de Basil en sera bientôt le seul vestige. Tétanisé par cette évidence,
le jeune Adonis formule alors le vœu solennel que le portrait vieillisse à sa
place, tandis que lui-même conserverait la jeunesse éternelle. Mystérieusement
exaucé, Dorian Gray entame alors une vie dissolue. En toute impunité, car ses
traits conservent pureté et innocence, tandis que, dissimulé dans un bureau
fermé à clé, son portrait s’avilit à sa place, marqué des stigmates que la
méchanceté, le crime et l’hypocrisie tracent sur son visage. Narcisse moderne,
Dorian Gray passe de longues heures à contempler cet étrange reflet de son âme,
tour à tour fasciné ou horrifié des conséquences sur le portrait de chacune de
ses mauvaises actions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;Un roman
tentateur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;En découvrant à 14 ans
&lt;em&gt;Le Portrait de Dorian Gray&lt;/em&gt;, unique roman et chef d’œuvre d’Oscar Wilde
publié en 1890, le jeune Enrique Corominas avait songé que ce livre ferait une
formidable adaptation en bande dessinée. On ne saurait lui donner tort :
avec l’Angleterre victorienne pour décor, constellé de petites phrases
piquantes et de philosophie provocante, le roman brille également par son
intrigue sulfureuse et fantastique, qui fait naître chez le lecteur une
certaine frustration, celle de ne pas voir pour de bon le fameux portrait qui
donne son titre au roman… Il y a là un véritable appel à dessiner, auquel
Corominas, professionnel depuis 1986, a fini par céder.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;Une vision
personnelle et inspirée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Le roman de Wilde se
déroule pour l’essentiel au travers de conversations de salons. Graphiquement,
cela aurait pu être quelque peu monotone. Corominas déjoue ce piège avec une
mise en scène riche et variée, qui sort en ville, dans la rue, dans les
jardins, au théâtre. Les décors sont raffinés et somptueux, ce qui apporte un
supplément de contemplation à un texte bien mis en valeur. À peine pourrait-on
reprocher au dessinateur espagnol, d’avoir surjoué certains détails :
était-il indispensable de donner à Lord Henry les traits d’un diable ?
Fallait-il transporter Dorian, du moins son portrait, au cœur de l’enfer ?
Au moins cela a-t-il le mérite de prouver que &lt;em&gt;Le Portrait de Dorian
Gray&lt;/em&gt;, autrefois accusé d’immoralité, place au contraire le jugement moral
au cœur même de son récit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Interview Midam, pour Kid Paddle T12, Panik room</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/09/01/Interview-Midam%2C-pour-Kid-Paddle-T12%2C-Panik-room</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5c0781b3590881ac1481039ad9d76bcb</guid>
    <pubDate>Thu, 01 Sep 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>interview</category>
        <category>Mad Fabrik</category><category>Midam</category><category>Zoo 34</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h1&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;Kid Paddle T12 dans les starting
Blorks !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Avec un tirage de 450 000
exemplaires, le tome 12 de &lt;em&gt;Kid Paddle&lt;/em&gt; fait partie des plus grosses
sorties de la rentrée. Sa particularité, c’est d’être édité par une structure
indépendante, MAD Fabrik, créée en 2009 par l’auteur et consacrée aux univers
de Midam. Deux tomes de &lt;em&gt;Game Over&lt;/em&gt; et un album éducatif de GRRReeny, le
tigre écolo, ont permis de rôder la machine. Reste à la voir tourner à plein
régime.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Panik room&lt;/em&gt;
est le premier &lt;em&gt;Kid Paddle&lt;/em&gt; édité par Mad Fabrik. Qu’est-ce qui vous a
fait quitter Dupuis, votre éditeur historique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Midam : À l’époque de la
renégociation de mon contrat, Dupuis m’avait fait une proposition moins bonne
que la précédente, qui datait de 2000 ! J’ai compris qu’il était temps que
j’aille voir ailleurs. Je ne suis pas le premier : de nombreux auteurs de
Dupuis pour la jeunesse ont quitté cet éditeur.  Franquin, Peyo, Roba,
Morris… tous ceux qui ont fait la BD franco-belge d’humour sont partis. Je ne
crois pas que ce soit une coïncidence. À partir du moment où un éditeur dispose
d’un fond éditorial énorme, il tend à se reposer sur ses lauriers et à négliger
les demandes des auteurs, qui concernent bien entendu leurs nouveaux albums.
Parce que même si l’auteur part faire éditer ses nouveautés ailleurs, de toute
façon l’ensemble du fond, chez l’éditeur historique, va être valorisé par
chaque nouveauté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous avez pris
contact avec d’autres éditeurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec Adam, nous avons fait un
album chez Soleil : &lt;em&gt;Harding was here&lt;/em&gt;. L’expérience n’a pas été
très positive et Mourad Boudjellal m’a dit qu’il n’avait pas envie qu’on fasse
un second tome. J’ai discuté avec Jacques Glénat, qui a fait une bonne
proposition… mais chez les éditeurs, il y a toujours des univers prioritaires.
Un effort est fait sur un personnage une année donnée, mais à l’album suivant,
l’éditeur préfère soutenir une autre série. À partir du moment où mes collègues
auteurs me sont présentés comme des concurrents, c’est qu’il est temps de
sortir du système.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Finalement, vous avez
donc choisi l’autoédition…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La création de MAD Fabrik me
permet de mettre en pratique une vision plus aérée. Je fais un album et je
l’accompagne. Je peux ne pas me mettre directement sur le travail autour du
prochain tome, si je préfère me consacrer un moment aux licences, ou inventer
un gadget. Quand je travaillais chez un éditeur, on ne me laissait jamais
proposer d’idées hors-BD. Pourtant, il est possible de mettre autant de
créativité dans une boîte de céréales que dans une planche de BD.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les albums de
&lt;em&gt;Game Over&lt;/em&gt; paraissent à un rythme plus rapproché que ceux de &lt;em&gt;Kid
Paddle&lt;/em&gt;. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour &lt;em&gt;Game Over&lt;/em&gt;, je
me suis entouré de scénaristes et d’un assistant pour le dessin, Adam. Je me
contente de superviser l’ensemble. Ce système n’est pas transposable à &lt;em&gt;Kid
Paddle&lt;/em&gt;. La série est trop personnelle pour que je puisse être content du
travail d’un autre. En quinze ans un certain nombre de confrères talentueux
m’ont proposé des idées de scénario. Je n’en ai accepté que de très rares, car
les propositions ne me semblaient jamais totalement dans l’esprit de &lt;em&gt;Kid
Paddle&lt;/em&gt;. Je n’ai pas beaucoup d’idées d’avance, et je ne veux pas
m’astreindre à réaliser un scénario par an, car cela m’obligerait à laisser
passer des gags de qualité moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;C’est pourtant un
rythme qui a longtemps été le vôtre !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai tenu huit ans, jusqu’au
huitième album. Puis je n’y suis plus arrivé. L’obligation de trouver un gag
pour le lundi suivant, c’est quelque chose de formateur, mais c’est aussi un
stress, une angoisse. Tout dépend bien sûr de la hauteur à laquelle vous placez
la barre de votre contentement. Certains auteurs sont vite contents, et peuvent
faire trois ou quatre gags par semaine. Pour ma part je n’ai jamais réussi à me
satisfaire de grosses ficelles. Donc je prends mon temps. Ce qui ne signifie
pas que je ne me donne pas d’échéance. Nous avons d’ailleurs déjà fixé la date
de sortie du prochain tome. Nous avons trouvé un vendredi 13 en septembre 2013.
Comme Kid Paddle aime les films d’horreur, ce sera donc la date de sortie du
tome 13.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le tome 12 se
distingue par la présence inhabituelle de gags avec des filles… Kid
évolue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Contrairement à une
conviction que j’avais au début de la série, j’ai senti qu’il était finalement
possible que Kid soit confronté à des filles. Mais à condition que ce soit à
sens unique. Ce qui me parait amusant, c’est de jouer sur un quiproquo. On peut
imaginer qu’une petite fille soit intéressée par Kid Paddle, mais lui ne s’en
rend pas du tout compte, il s’en fiche complètement. Cela permet d’ajouter un
élément sans déformer l’univers et sans faire mentir la bible de départ.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Diriez-vous que
&lt;em&gt;Kid Paddle&lt;/em&gt; est une série plutôt destinée aux
garçons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est ce que j’imaginais,
mais c’est contredit par le public qui vient en dédicace : il y a autant
de filles que de garçons. Apparemment, les filles aiment beaucoup Horace.
Peut-être à cause de son côté naïf. Il y aurait peut-être matière à faire un
spin-off consacré à Horace, si j’avais la bonne idée de départ. Il y a bien
longtemps, j’avais imaginé faire un album sur Rikiki le canard, qui est son
jouet préféré. On ne sait pas grand-chose de ce jouet, mais on se doute que son
univers est tout petit et un peu ridicule...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quand on s’adresse à
des enfants, y a-t-il une angoisse à ne pas réussir à passer d’une génération à
l’autre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est une question
fondamentale. L’humour évolue, ce qui fait rire aujourd’hui ne fera peut-être
pas rire demain. Pour donner toutes les chances à mon personnage, je lui donne
un univers qui lui est complètement personnel. Par exemple, peu importe qu’il
n’ait pas une télévision qui ressemble aux TV de 2011, qui sont toutes plates.
Parce que si je commence à dessiner des TV de 2011, en 2014, la série sera
complètement &lt;em&gt;has been&lt;/em&gt;. Il en va de même pour tous les objets,
téléphones, consoles ou bornes d’arcade qui n’existent que dans cet univers
parallèle au nôtre qui est celui de la série. Je suis convaincu qu’il serait
fatal d’essayer de moderniser l’univers en essayant de se rapprocher de la mode
et des designs actuels. J’essaie d’être intemporel et de marquer le moins
possible les décors, pour cette raison.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: rgb(79, 129, 189);&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;PS : le titre fait bien entendu référence aux « Blorks »,
créatures monstrueuses qui pullulent dans les jeux vidéos favoris de Kid
Paddle, et même dans sa chambre (sous forme de figurines).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Garôden, comme un loup affamé</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/06/02/Gar%C3%B4den%2C-comme-un-loup-affam%C3%A9</link>
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    <pubDate>Thu, 02 Jun 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Casterman</category><category>Jirô Taniguchi</category><category>Sakka</category>    
    <description>    &lt;h1 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 16pt&quot;&gt;Retour de baston pour Taniguchi !&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Un nouveau livre de
Jirô Taniguchi, c’est toujours un événement. Surtout quand le plus européen des
mangakas livre un one-shot dans un genre dans lequel on ne l’attendait
pas : les arts martiaux.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Connaissez-vous le
« Dôjô-Yaburi » ? C’est la pratique qui consiste, pour un
combattant valeureux, à aller défier le meilleur représentant d’une école
d’arts martiaux, en espérant lui coller une rouste en combat singulier.
Bunshichi Tanba, adepte du karaté, a connu l’humiliation de la défaite, il y a
quelques années, en allant provoquer un dôjô de catcheurs. Comme beaucoup, il
pensait que le catch est un sport truqué. Un certain Kajiwara s’était chargé de
lui faire comprendre que dernière le spectacle, il y a des combattants résolus,
aux techniques éprouvées. Furieux depuis sa défaite, Tanba s’entraîne dans
l’espoir d’une revanche…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;On pensait avoir tout vu
de Jirô Taniguchi. Ce dessinateur japonais est le tout premier mangaka à avoir
été primé à Angoulême. Après le Prix du Meilleur Scénario en 2003 pour
&lt;em&gt;Quartier Lointain&lt;/em&gt;, il avait obtenu le Prix du Meilleur Dessin en 2005
pour &lt;em&gt;Le Sommet des dieux&lt;/em&gt;. Au-delà de cette reconnaissance
institutionnelle, Taniguchi est très apprécié du public européen. Il est
notamment connu pour être un ambassadeur du manga : son trait à la fois
réaliste et expressif séduit les amateurs de bande dessinée franco-belge les
plus sceptiques face aux productions nippones. Et ses histoires sont à la fois
universelles (elles fonctionnent partout) et très diversifiées. Manga
littéraire avec &lt;em&gt;Au temps de Botchan&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Les Années douces&lt;/em&gt;,
récits sensibles avec&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span&gt;Le Journal de mon père&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;
&lt;span&gt;ou &lt;em&gt;Un ciel radieux&lt;/em&gt;, ouvrages improbables et contemplatifs comme
&lt;em&gt;L’homme qui marche&lt;/em&gt; et surtout &lt;em&gt;Le Gourmet solitaire&lt;/em&gt;, sagas
humanistes, autobiographie romancée, histoires animalières, récits de
samouraïs, western, polar, science-fiction… Il semble n’y avoir aucune limite
aux genres abordés par cet auteur. Pas même de limites géographiques : en
1997, Taniguchi réalisait &lt;em&gt;Icare&lt;/em&gt;, sur un scénario de Moebius. Et
&lt;em&gt;Mes saisons&lt;/em&gt;, une collaboration avec&lt;span&gt; &lt;/span&gt; Jean-David
Morvan, est en cours. Taniguchi est le dessinateur par lequel Casterman avait
inauguré sa collection manga, dès 1995. Oui, depuis plus de quinze ans que ses
œuvres paraissent en français, on pensait avoir à peu près tout vu de lui… On
se trompait !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans les années 1990,
Taniguchi a réalisé des récits &lt;em&gt;hard boiled&lt;/em&gt; qui n’ont pas connu un
grand succès – mais il faut rappeler qu’au Japon, Taniguchi continue de toucher
un public relativement confidentiel. &lt;em&gt;Garôden&lt;/em&gt; est un one-shot de la fin
de cette époque. Preuve de l’efficacité de ce récit très sportif, &lt;em&gt;L’Equipe
magazine&lt;/em&gt; l’a sélectionné et va le publier pendant tout l’été, avant sa
sortie en album fin août.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;PS : Vous avez trouvé
&lt;em&gt;Garôden&lt;/em&gt; un peu court, vous pensez que ce one-shot aurait mérité une
suite, ou que certaines scènes de combat auraient gagné en lisibilité à être un
peu plus développées ? C’est la magie Taniguchi qui opère : vous voilà mûrs
pour la lecture des classiques du manga de combat. Laissez-vous séduire par le
« noble art » à la japonaise, en suivant &lt;em&gt;Ashita no Joe&lt;/em&gt;
(Glénat) ou &lt;em&gt;Ippo, la rage de vaincre&lt;/em&gt; (Kurokawa). Et pour des combats
moins codifiés, moins académiques mais d’autant plus efficaces, vous trouverez
votre bonheur dans &lt;em&gt;Coq de combat&lt;/em&gt; (Akata).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Clopinettes, édition intégrale et enrichie</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/06/01/Clopinettes%2C-%C3%A9dition-int%C3%A9grale-et-enrichie</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:98121c0c49c1c77688ac6ce5a7b9adc6</guid>
    <pubDate>Wed, 01 Jun 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Dargaud</category><category>Marcel Gotlib</category><category>Nikita Mandryka</category><category>Zoo 33</category>    
    <description>    &lt;h1 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 16pt&quot;&gt;Clopinettes plus ultra&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;
&lt;span&gt;Clopinettes&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, édité en 1974, rassemble les planches publiées
dans Pilote au début des années 1970, scénarisées par Marcel Gotlib et
dessinées par Nikita Mandryka. Introuvable depuis quelques années, en voici une
nouvelle édition, augmentée de 32 pages inédites.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Initialement paru en
1974, &lt;em&gt;Clopinettes&lt;/em&gt; a connu plusieurs rééditions. La dernière, qui date
de 1996, était épuisée depuis quelques années. La question d’un retirage se
posait donc… car Dargaud ne pouvait pas éternellement conserver indisponible un
titre portant la double signature de Marcel Gotlib et de Nikita Mandryka !
Légendes vivantes de la bande dessinée, créateurs de &lt;em&gt;Fluide Glacial&lt;/em&gt;
(pour Gotlib) et de &lt;em&gt;L’Écho des Savane&lt;/em&gt; (pour Mandryka), ils ont tous
deux contribué au passage de la bande dessinée à l’âge adulte dans les années
1970, Mandryka en s’inspirant du surréalisme et de la psychanalyse, Gotlib en
révolutionnant l’humour et en faisant exploser tous les tabous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Composé de « rébus
au pied de la lettre », c’est-à-dire de vignettes-énigmes représentant une
expression populaire ou un calembour s’en inspirant, de quelques planches de
gags absurdes, l’album &lt;em&gt;Clopinettes&lt;/em&gt; brille surtout par ses
fables-express. Voici comment Gotlib définissait cet exercice dans &lt;em&gt;Ma
Vie-en-vrac &lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt; &lt;/em&gt;: « &lt;em&gt;La fable-express est une
sorte de jeu pataphysique qui consiste à trouver un calembour, de préférence le
plus tordu possible. Puis d’inventer une histoire à l’envers qui permet
d’introduire la moralité-calembour. En faisant son possible pour que ce dernier
ne soit pas deviné avant la fin&lt;/em&gt; ». Et d’ajouter «&lt;em&gt; Je
m’amusais beaucoup à écrire les scénarios des&lt;/em&gt; Clopinettes &lt;em&gt;pour
Mandryka. Il n’y avait vraiment que son graphisme pour rendre ce côté à la
limite du vaseux des historiettes ou des fables-express&lt;/em&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La réédition 2011 n’est
pas un simple retirage, c’est une édition augmentée de 32 pages inédites, qui
s’ajoutent aux 64 pages de l’édition d’origine. Parmi ces inédits, la moitié
sont des pages de Pilote qui avaient été écartées de l’édition originale, par
manque de place ou parce qu’elles étaient liées à l’actualité de l’époque, et
donc potentiellement difficiles à comprendre hors de ce contexte. Le lecteur du
XXIe siècle saura t-il apprécier une rencontre entre Léon Zitrone et Tino
Rossi, ou plus surprenant encore, une parodie de « &lt;em&gt;Yao&lt;/em&gt;, le
nouveau feuilleton qui passe sur la seconde chaine » ? Peut-être pas. En
revanche, quel bonheur que des planches connues des seuls collectionneurs de
&lt;em&gt;Pilote&lt;/em&gt;, comme &lt;em&gt;Le Pauvre Auguste&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;La Jument
interdite&lt;/em&gt; aient été retrouvées !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;L’autre moitié des
inédits, et là c’est encore plus inattendu, est formé de planches jamais parues
et pour cause : des nouveautés ! Gotlib a quitté sa retraite,
Mandryka a mis en pause &lt;em&gt;La Vérité ultime&lt;/em&gt; de son Concombre masqué, pour
quelques fabuleuses fabulettes dont un Ali Baba qui vous laissera de même. Une
réédition augmentée de fonds de tiroirs et de nouveautés ? Rhââ
l’ovni !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;(1) Ma Vie-en-vrac, de
Gotlib et Gilles Verlant, passionnant livre d’entretiens paru en 2006 aux
éditions Flammarion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Courtney Crumrin Hors-série 2 : La Ligue des Gentlemen ordinaires</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/05/05/Courtney-Crumrin-Hors-s%C3%A9rie-2-%3A-La-Ligue-des-Gentlemen-ordinaires</link>
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    <pubDate>Thu, 05 May 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Akileos</category><category>Ted Naifeh</category><category>Zoo 32</category>    
    <description>    &lt;h1 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Portrait du sorcier en
gentleman&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Après trois ans
d’interruption de la saga, les fans de Courtney Crumrin pouvaient craindre que
Ted Naifeh ne délaisse cette petite héroïne au profit de ses autres séries.
Heureusement il n’en est rien !&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;En tout juste quatre
tomes, &lt;em&gt;Courtney Crumrin&lt;/em&gt; a réussi à imposer son univers de sorcellerie
gothique et flamboyante, peuplé de monstres roublards mais finalement pas plus
pervers que tous ces humains obsédés par leur besoin de paraître, dans une
société qui prône le matérialisme et la cupidité. Si les parents de Courtney
n’échappent pas à cette règle sociale, son oncle Aloysius est d’une toute autre
trempe. Maître des lieux, il se fait passer pour un vieil original un peu
cinoque et profondément misanthrope, pour mieux tromper son monde. Au fur et à
mesure des épisodes, on le découvre que cet inquiétant sorcier est plus
chaleureux et infiniment plus puissant qu’on n’aurait pu le suspecter. Comme il
cultive le mystère, c’est naturellement lui qui emporte la curiosité du
lecteur…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Conscient du potentiel
de ce personnage, l’auteur lui a très tôt donné son propre spin-off, avec un
hors-série intitulé &lt;em&gt;Portrait du sorcier en jeune homme&lt;/em&gt;. Nous y
découvrons Aloysius du temps de sa jeunesse intrépide, n’hésitant pas à
infiltrer la Brigade anti-sorciers créée par William Crisp, officiellement
avocat de profession et père d’une charmante Alice, et pactisant avec ladite
Brigade dans une alliance apparemment contre-nature… Le second hors-série
intitulé &lt;em&gt;La Ligue des gentlemen ordinaires&lt;/em&gt;, est dans la continuité
immédiate du premier. L’auteur y approfondit les relations passionnées autant
que tumultueuses entre Aloysius et Alice ; on y retrouve également le
grotesque et infortuné aventurier Goose. Tout cela, avec l’élégance
habituelle de ces noirs et blancs si bien maîtrisés, jusque dans leur
extravagance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Polina</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/05/04/Polina</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:eb880a2c30ac7ee1cbe1a1ca22edf6a6</guid>
    <pubDate>Wed, 04 May 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Bastien Vivès</category><category>Casterman</category><category>KSTR</category><category>Zoo 32</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Si la danse est l’art du
mouvement, la bande dessinée est l’art qui consiste à créer son illusion.
Raconter graphiquement les corps dansants est souvent une affaire de
virtuosité, les dessinateurs qui comme Blutch ou Baudoin se sont livrés à cet
exercice ne sont pas légion. Bastien Vivès, qui avait déjà montré un sens
rigoureux du beau geste dans &lt;em&gt;Le Goût du Chlore&lt;/em&gt;, cherche moins à
peindre la danse, qu’à explorer la relation de l’artiste à sa discipline, et
les rapports maître – élève. Magnifique et émouvante, &lt;em&gt;Polina&lt;/em&gt; est
l’histoire d’une petite fille qui passe une audition pour entrer dans une école
de danse, et s’y fait former par des professeurs&lt;span&gt; &lt;/span&gt; exigeants
jusqu’à la rupture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Andy et Gina, T5, No speed limit</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/05/03/Andy-et-Gina%2C-T5%2C-No-speed-limit</link>
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    <pubDate>Tue, 03 May 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Fluide glacial</category><category>Relom</category><category>Zoo 32</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Alors que la bande
dessinée comique bénéficie d’une règle non écrite qui permet aux auteurs
d’infliger les pires sévices à leurs personnages, et de les faire réapparaître
tout pimpants à l’épisode suivant, comme si rien ne s’était passé, Relom a pour
sa part décidé de suivre une autre voie, celle de la continuité narrative.
C’est ainsi qu’au bout de quatre tomes, la mère d’Andy et Gina, véritable
héroïne de la saga qui chapitre après chapitre a perdu tous ses membres, est
réduite à une simple tête décharnée. Le sort mettant une pleine valise de
billets entre les mains de ses rejetons, aura-t-elle droit à l’opération de
reconstruction chirurgicale la plus complète de tous les
temps ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le Tueur, T9, Concurrence déloyale</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/05/02/Le-Tueur%2C-T9%2C-Concurrence-d%C3%A9loyale</link>
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    <pubDate>Mon, 02 May 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Casterman</category><category>Luc Jacamon</category><category>Matz</category><category>Zoo 32</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Depuis qu’il est devenu
papa, voici quelques épisodes, le Tueur est en pleine introspection. Incapable
d’empathie, ce qui dans son activité est plutôt utile, le voilà curieusement à
la recherche d’une sorte de justification morale à ses assassinats (qu’il
qualifie plutôt de « contrats » ou de « cibles ») en
recensant tout ce qui cloche dans le monde, tout ce qui prouve que d’autres que
lui ne s’encombrent pas de morale ou d’humanisme. Cynisme, lucidité ou point de
vue biaisé sur le monde ? En tout cas, le temps semble venu pour lui de
s’occuper de sa reconversion, en se mettant dans les affaires. Là où ça sent le
pétrole, ça ne sent pas la rose… mais les pétrodollars n’ont pas
d’odeur !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>« Ils bandent dessinés », florilège BD gay, Zoo #32</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/05/01/%C2%AB-Ils-bandent-dessin%C3%A9s-%C2%BB%2C-floril%C3%A8ge-BD-gay%2C-Zoo-32</link>
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    <pubDate>Sun, 01 May 2011 20:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>dossier</category>
        <category>Hugues Barthe</category><category>Ralf König</category><category>Zoo 32</category>    
    <description>    &lt;h2 class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Hugues Barthe, le pédagogue&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Après &lt;em&gt;Le Petit
Lulu&lt;/em&gt;, un récit autobiographique de ses jeunes années (premières amours,
premier appart’, premier job…) publié aux Requins Marteaux en 2006, Hugues
Barthe a composé pour Hachette Littératures deux volumes à l’intention
clairement éducative. &lt;em&gt;Dans la peau d’un jeune homo&lt;/em&gt; et sa suite
&lt;em&gt;Bienvenue dans le marais&lt;/em&gt; apportent aux adolescents en pleine
découverte d’eux-mêmes, ainsi qu’à leur entourage, un miroir à leurs propres
interrogations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ralf König, génie de
l’humour&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ralf König, le maître
allemand de la satire gay et des gais satyres est tout simplement l’un des
meilleurs auteurs de bande dessinée d’humour de notre époque. Publié en France
chez Glénat et judicieusement récompensé en 2005 par un prix du meilleur
scénario à Angoulême, ses deux personnages les plus récurrents sont Conrad et
Paul, un couple homo à la fois très libre et très contrasté : Conrad, prof
de piano continuellement troublé par ses jeunes élèves, est versé dans une
sentimentalité assez intellectuelle, tandis que son compagnon Conrad est un
charnel inlassable qui s’enflamme dès qu’un torse viril fait son apparition.
König s’offre aussi quelques réinterprétations de grands classiques, comme
&lt;em&gt;Iago&lt;/em&gt; (d’après Shakespeare) ou &lt;em&gt;Lysistrata&lt;/em&gt; (d’après
Aristophane), et d’autres occasions de se moquer de ses contemporains, gay ou
non. Apprécié par un large public hétéro, adapté plusieurs fois au cinéma, Ralf
König a plus fait contre l’homophobie que des dizaines de militants, Bitte
schön !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Petite Histoire des colonies françaises, T4, La Françafrique</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/03/06/Petite-Histoire-des-colonies-fran%C3%A7aises%2C-T4%2C-La-Fran%C3%A7afrique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3bce17a7db61b7d2e38dcc18857bb188</guid>
    <pubDate>Sun, 06 Mar 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>FLBLB</category><category>Grégory Jarry</category><category>Otto T</category><category>Zoo 31</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Vous pensiez que
l’histoire des colonies françaises s’arrêtait à la Décolonisation ? C’est
effectivement ce qu’on enseigne au lycée : la France rapatrie ses
ressortissants, et devient un partenaire économique de ses anciennes colonies,
devenues Etats souverains. Et ensuite ? Ensuite, c’est la
« Françafrique » : un système organisé, consistant à apporter un
petit coup de pouce ici ou là, pour favoriser tel clan ou personnalité
favorable à la France ou aux compagnies françaises. Et quand le coup de pouce
s’accompagne d’une guerre civile ou d’un génocide ? Militant, partisan,
cet ultime tome de la &lt;em&gt;Petite Histoire des colonies françaises&lt;/em&gt; ?
Peut-être. Mais quelle leçon !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Marcel Keuf le flic</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/03/05/Marcel-Keuf-le-flic</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:836c9c1c24a56758ee13a44981db6bd5</guid>
    <pubDate>Sat, 05 Mar 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Charb</category><category>Les Échappés</category><category>Zoo 31</category>    
    <description>    &lt;span&gt;Quand le directeur de Charlie Hebdo, avec son extraordinaire sens de
la provocation (relisez &lt;em&gt;Maurice et Patapon&lt;/em&gt; !) se lance dans un
strip ayant pour protagoniste le pire flic de la République, c’est forcément
très trash et furieusement drôle. Roi de la bavure, Marcel Keuf est raciste,
ripoux jusqu’à la moelle, toujours volontaire pour dégainer sa matraque et
d’une connerie crasse. Il fait honte à sa profession, mais, selon l’auteur, il
a « &lt;em&gt;un Q.I. suffisant pour entrer dans la police, mais pas pour en
sortir &lt;/em&gt;». Le plus étonnant, c’est qu’il croise parfois des criminels
qui sont encore pires que lui !&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Un privé à la cambrousse</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/03/04/Un-priv%C3%A9-%C3%A0-la-cambrousse</link>
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    <pubDate>Fri, 04 Mar 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Bruno Heitz</category><category>Gallimard</category><category>Zoo 31</category>    
    <description>    &lt;h1 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 16pt&quot;&gt;Hubert, l’Hercule Poirot des champs de patate&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;« Détective privé
à la cambrousse, y’a que moi pour faire ce sale boulot. Tout le monde me
connait et la moindre question éveille les soupçons. Mais les vaches maigres,
les placards vides et les épinards sans beurre vous poussent à faire de drôles
de choses… »&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans la France rurale de
la fin des années 1950, Hubert exerce la singulière profession de détective
privé. Suivre le frangin, pour savoir s’il fume en cachette malgré
l’interdiction du toubib. Découvrir qui vient marauder les truffes du notaire.
Et parfois, enquêter sur de vraies affaires criminelles, parce qu’à
Beaulieu-sur-Morne (800 habitants), les morts poussent comme des
champignons !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Créée en 1996 aux
éditions du Seuil, la série policière et champêtre de Bruno Heitz comptait neuf
épisodes, quand en 2008 elle fut frappée d’un coup d’arrêt brutal : son
éditeur venait de décider de se recentrer sur les littératures non graphiques.
Après une traversée du désert, marquée par une absence de plus en plus
flagrante dans les rayons des librairies, la série fait l’objet d’une réédition
dans la collection Bayou de Gallimard. Ouf ! Un peu de justice pour ce
&lt;em&gt;Privé&lt;/em&gt; qui le mérite bien. La reprise chez Gallimard est assez
naturelle, puisque les derniers récits de l’auteur, une adaptation en BD du
&lt;em&gt;Roman de Renart&lt;/em&gt; et le polar historique &lt;em&gt;J’ai pas tué de Gaulle,
mais ça a bien failli&lt;/em&gt; avaient déjà trouvé leur place dans les collections
Fétiche et Bayou de cet éditeur. À l’origine publiées en livres de petit format
à couverture souple, les histoires vont être regroupées trois par trois.
L’histoire inaugurale &lt;em&gt;Un privé à la cambrousse&lt;/em&gt;, suivie par &lt;em&gt;Une
magouille pas ordinaire&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le Bolet de Satan&lt;/em&gt; forment donc le
premier tome. On y découvre comment Hubert, par désœuvrement et un peu par
hasard, est devenu privé chez les ploucs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Pleine d’action et de
rebondissements, la série est une merveille de justesse. Heitz est un raconteur
d’histoires né, tout y est : le rythme, le sens de la fausse piste,
l’humour omniprésent mais sobre pour ne pas décrédibiliser l’histoire, et
surtout une galerie de personnages plus vrais que nature. Loin d’être un foudre
d’intelligence ou de déduction, Hubert, c’est la débrouillardise, le bon sens
paysan au service de la vérité. Pour le dessiner, Bruno Heitz adopte un
graphisme proche de celui des premiers Tintin, ceux en noir et blanc, quand
Hergé était seul aux manettes et publiait ses pages dans &lt;em&gt;Le Petit
Vingtième&lt;/em&gt;, avant la création du Studio Hergé. Bruno Heitz n’a d’ailleurs
pas manqué de rendre un hommage appuyé à son inspirateur : dans le dernier
épisode en date, &lt;em&gt;L’Affaire Marguerite&lt;/em&gt;, Hergé en personne est un des
protagonistes d’une des enquêtes de notre détective rural. Pour la découvrir,
il faudra attendre le troisième tome chez Bayou, à paraître fin
2012 !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Chroniques de Légion</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/03/03/Chroniques-de-L%C3%A9gion</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0e0d86446191c79137159164a888b1f8</guid>
    <pubDate>Thu, 03 Mar 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Fabien Nury</category><category>Glénat</category><category>Mario Alberti</category><category>Mathieu Lauffray</category><category>Tirso</category><category>Zhang Xiaoyu</category><category>Zoo 31</category>    
    <description>    &lt;h2 style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Quatre tomes des
Chroniques de Légion sont annoncés aux éditions Glénat d’ici 2012, qui font
suite aux trois tomes de Je suis Légion. Même si les deux histoires peuvent
être lues séparément, voici quelques rappels utiles sur la genèse de la série
et le parcours de son scénariste.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Fabien Nury fait son
entrée en bande dessinée en 2003 par la grande porte, en co-signant avec Xavier
Dorison le scénario de &lt;em&gt;W.E.S.T.&lt;/em&gt;, un thriller fantastique dessiné par
Christian Rossi. Peu après, pour sa première œuvre personnelle, le jeune
scénariste a voulu montrer son savoir-faire et marquer les esprits avec un
récit particulièrement dense, plutôt complexe, mêlant intrigues politiques,
complots et suspense dans une seconde guerre mondiale où Nazis et Alliés ne se
doutent pas qu’ils sont les pions d’une guerre fratricide entre deux immortels…
Les trois tomes de &lt;em&gt;Je suis légion&lt;/em&gt;, aux Humanoïdes Associés, paraissent
de 2004 à 2007. C’est l’Américain John Cassaday qui réalise le triptyque dans
un style réaliste rehaussé de couleurs glaciales. Quoique relativement
difficile à suivre, à cause d’un découpage très haché et surtout du fait d’une
ressemblance graphique trop marquée entre certains personnages, la série a
trouvé son public. Et n’a pas fini de le trouver, puisque Fabien Nury,
entretemps devenu un des scénaristes les plus appréciés de sa génération
(grâce, en particulier, à la série &lt;em&gt;Il était une fois en France&lt;/em&gt; menée
de main de maître avec Sylvain Vallée, qui connaît un succès à la fois public
et critique), a décidé de remettre le couvert en revenant à sa première
saga.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Les Chroniques de
Légion&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span&gt;propose une exploration des affrontements et rivalités
séculaires entre Vlad et Radu. Pour ce faire, Nury a recruté une véritable
légion de dessinateurs. Pas moins de quatre, de quatre nationalités
différentes, chacun chargé d’une époque historique distincte. À nouveau les
intrigues se croisent, mais cette fois, la lisibilité est au rendez-vous :
depuis &lt;em&gt;Le Triangle secret&lt;/em&gt;, le changement de style graphique à chaque
changement d’époque a fait ses preuves en tant que technique narrative
pertinente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les Aventures de Moomin</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/03/02/Les-Aventures-de-Moomin</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9168c68a71225d90621f33050af2c80e</guid>
    <pubDate>Wed, 02 Mar 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>dossier</category>
        <category>Le Petit Lézard</category><category>Tove Jansson</category><category>Zoo 31</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;(Florilège BD
Nordique - Dossier de Zoo #31)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Tous les Finlandais vous le diront : même s’ils ressemblent à des
hippopotames, les Moomin sont des trolls, les emblèmes du pays. Toujours
confidentielle en France, cette série créée par la dessinatrice Tove Jansson
(1914-2001) fit un succès jusqu’au Japon : la mode du &lt;em&gt;kawaï&lt;/em&gt;,
c’est-à-dire le culte de tout ce qui est mignon, lui doit beaucoup. Le strip
quotidien des Moomin fut publié dans 40 pays et les Finlandais entretiennent
avec cette saga inclassable, aux multiples niveaux de lecture, un rapport
identitaire aussi marqué que celui des Français avec &lt;em&gt;Astérix&lt;/em&gt;, ou des
Belges avec &lt;em&gt;Tintin&lt;/em&gt;. En France, il a fallu attendre 2007 pour qu’une
première traduction de &lt;em&gt;Moomin et les brigands&lt;/em&gt; soit publiée, aussitôt
récompensée par le Prix du patrimoine du festival d’Angoulême. &lt;em&gt;Moomin&lt;/em&gt;,
avec ses adaptations en dessin animé, son merchandising effréné et son parc à
thème, est incontestablement LE grand classique de la BD scandinave.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Klas Katt</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/03/01/Klas-Katt</link>
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    <pubDate>Tue, 01 Mar 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>dossier</category>
        <category>Gunnar Lundkvist</category><category>L Association</category><category>Zoo 31</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;(Florilège BD
Nordique - Dossier de Zoo #31)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Klas Katt voit le jour
en 1979 sous les crayons du Suédois Gunnar Lundkvist. Ce chat anthropomorphe et
indolent passe le plus clair de son temps dans son appartement, à lire dans son
fauteuil, à se perdre en introspection ou à tourner en rond, dans un vertige
d’inaction alimenté par son angoisse du monde extérieur. Il faut admettre que
Hell City, où il habite, est un lieu sinistre et morne. Il semble y faire
toujours nuit – et après tout, ce doit être vrai plusieurs mois dans l’année,
car le cercle polaire n’est pas loin. Pourquoi &lt;em&gt;Klas Katt&lt;/em&gt;, avec une
description aussi déprimante, est-il une BD culte ? Parce que ce n’est pas
le diable, mais la beauté qui est dans les détails. Et ce qui paraît plat vu de
loin s’avère nettement plus subtil et contrasté, vu de l’intérieur. Ce livre
n’est pas glacial, il est givré.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Sacré comique !</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/02/04/Sacr%C3%A9-comique-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5b45b44df8c614561ad064e4818a40ed</guid>
    <pubDate>Fri, 04 Feb 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Daniel Goossens</category><category>Fluide glacial</category><category>Zoo 30</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Face à la nouvelle œuvre
d’un humoriste réputé, le réflexe du lecteur ou du spectateur est souvent de
faire la fine bouche. « &lt;em&gt;Hmoui… Ce n’est pas son meilleur…&lt;/em&gt; » est un
commentaire qu’on entend beaucoup à la sortie des projections des films de
Woody Allen, par exemple. De même, quoique Daniel Goossens puisse produire,
certains lecteurs resteront toujours nostalgiques de leur découverte de
&lt;em&gt;L’Encyclopédie des bébés&lt;/em&gt; ou de &lt;em&gt;Route vers l’enfer&lt;/em&gt;. Et
pourtant, &lt;em&gt;Sacré comique&lt;/em&gt; est sans doute le chef d’œuvre de ce maître de
l’humour décalé, son livre le plus hilarant. Avertissement aux intégristes de
tous poils : cet opus déborde de caricatures de prophètes et même de
messies. Blasphèmes, je vous aime !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Orgueil &amp; préjugés et zombies</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/02/03/Orgueil-pr%C3%A9jug%C3%A9s-et-zombies</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:59dac853904b26981851c7b887d490a3</guid>
    <pubDate>Thu, 03 Feb 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Casterman</category><category>Cliff Richards</category><category>Tony Lee</category><category>Zoo 30</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Attention, OVNI. Voici
l'adaptation transgressive en bande dessinée, du film réalisé d’après le livre
de Seth Graham Smith, best seller qui parodiait ce classique de la littérature
anglo-saxonne de Jane Austen, &lt;em&gt;Orgueil et préjugés&lt;/em&gt;. Pour faire plus
simple, disons qu’il s’agit de reprendre un roman sentimental situé au XIXe
siècle, et d’y saupoudrer une bonne quantité de morts vivants pour voir comment
lords, ladies et tout leur entourage vont s’adapter à ces voisins peu
convenables. Le résultat est totalement loufoque et… &lt;em&gt;so
British !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Juge Bao T3, La Belle empoisonnée</title>
    <link>http://www.briographe.com/post/2011/02/02/Juge-Bao-T3%2C-La-Belle-empoisonn%C3%A9e</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9890c1b571c923805dacc8a1770b0bf0</guid>
    <pubDate>Wed, 02 Feb 2011 20:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jérôme Briot</dc:creator>
        <category>critique</category>
        <category>Chongrui Nie</category><category>Editions Fei</category><category>Patrick Marty</category><category>Zoo 30</category>    
    <description>    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Véritable virtuose de la
carte à gratter, Chongrui Nie, artiste chinois de 67 ans, poursuit les enquêtes
de ce justicier cher à la culture chinoise qu’est le Juge Bao, sur un scénario
imaginé par Patrick Marty. La saga devrait se dérouler en neuf volumes. Dans ce
troisième tome, Bao doit résoudre plusieurs mystères : une famine qui
dévore toute une région malgré l’aide alimentaire de l’Empereur, et toute une
série d’empoisonnements… Intrigues passionnantes et réalisation somptueuse,
&lt;em&gt;Juge Bao&lt;/em&gt; porte des thèmes universels, à l’image de la mixité
culturelle de ses auteurs. Verdict : infiniment recommandable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>
