Le briographe

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dimanche 1 mai 2011

« Ils bandent dessinés », florilège BD gay, Zoo #32

Hugues Barthe, le pédagogue

Après Le Petit Lulu, un récit autobiographique de ses jeunes années (premières amours, premier appart’, premier job…) publié aux Requins Marteaux en 2006, Hugues Barthe a composé pour Hachette Littératures deux volumes à l’intention clairement éducative. Dans la peau d’un jeune homo et sa suite Bienvenue dans le marais apportent aux adolescents en pleine découverte d’eux-mêmes, ainsi qu’à leur entourage, un miroir à leurs propres interrogations.

 

 

Ralf König, génie de l’humour

Ralf König, le maître allemand de la satire gay et des gais satyres est tout simplement l’un des meilleurs auteurs de bande dessinée d’humour de notre époque. Publié en France chez Glénat et judicieusement récompensé en 2005 par un prix du meilleur scénario à Angoulême, ses deux personnages les plus récurrents sont Conrad et Paul, un couple homo à la fois très libre et très contrasté : Conrad, prof de piano continuellement troublé par ses jeunes élèves, est versé dans une sentimentalité assez intellectuelle, tandis que son compagnon Conrad est un charnel inlassable qui s’enflamme dès qu’un torse viril fait son apparition. König s’offre aussi quelques réinterprétations de grands classiques, comme Iago (d’après Shakespeare) ou Lysistrata (d’après Aristophane), et d’autres occasions de se moquer de ses contemporains, gay ou non. Apprécié par un large public hétéro, adapté plusieurs fois au cinéma, Ralf König a plus fait contre l’homophobie que des dizaines de militants, Bitte schön !

 

mercredi 2 mars 2011

Les Aventures de Moomin

(Florilège BD Nordique - Dossier de Zoo #31)

 

Tous les Finlandais vous le diront : même s’ils ressemblent à des hippopotames, les Moomin sont des trolls, les emblèmes du pays. Toujours confidentielle en France, cette série créée par la dessinatrice Tove Jansson (1914-2001) fit un succès jusqu’au Japon : la mode du kawaï, c’est-à-dire le culte de tout ce qui est mignon, lui doit beaucoup. Le strip quotidien des Moomin fut publié dans 40 pays et les Finlandais entretiennent avec cette saga inclassable, aux multiples niveaux de lecture, un rapport identitaire aussi marqué que celui des Français avec Astérix, ou des Belges avec Tintin. En France, il a fallu attendre 2007 pour qu’une première traduction de Moomin et les brigands soit publiée, aussitôt récompensée par le Prix du patrimoine du festival d’Angoulême. Moomin, avec ses adaptations en dessin animé, son merchandising effréné et son parc à thème, est incontestablement LE grand classique de la BD scandinave.

 

mardi 1 mars 2011

Klas Katt

(Florilège BD Nordique - Dossier de Zoo #31)

Klas Katt voit le jour en 1979 sous les crayons du Suédois Gunnar Lundkvist. Ce chat anthropomorphe et indolent passe le plus clair de son temps dans son appartement, à lire dans son fauteuil, à se perdre en introspection ou à tourner en rond, dans un vertige d’inaction alimenté par son angoisse du monde extérieur. Il faut admettre que Hell City, où il habite, est un lieu sinistre et morne. Il semble y faire toujours nuit – et après tout, ce doit être vrai plusieurs mois dans l’année, car le cercle polaire n’est pas loin. Pourquoi Klas Katt, avec une description aussi déprimante, est-il une BD culte ? Parce que ce n’est pas le diable, mais la beauté qui est dans les détails. Et ce qui paraît plat vu de loin s’avère nettement plus subtil et contrasté, vu de l’intérieur. Ce livre n’est pas glacial, il est givré.

jeudi 7 janvier 2010

Hyper-séries et séries-concept

Contredisant l’idée du dessinateur isolé dans son atelier, certaines séries font appel à différents créateurs. Pourquoi, comment ? À l’occasion de la sortie des séries Destins chez Glénat et Le Casse chez Delcourt, c’est ce que nous allons examiner.

 

 

Le phénomène des reprises l’a prouvé depuis très longtemps, les bons personnages de bande dessinée peuvent survivre à leur créateur, que la reprise ait lieu après le décès de l’auteur comme pour Les Pieds Nickelés, suite au décès de Forton en 1934, ou qu’elle soit organisée par un éditeur propriétaire des droits, par exemple pour Spirou, créé par Rob-Vel et acquis par les éditions Dupuis, qui confièrent ce personnage à Jijé avant que celui-ci ne désigne Franquin pour lui succéder.

 

De la reprise à l’hyper-série

Quand un scénariste, grâce au succès d’une série, décide de lui donner une extension, en racontant une suite ou une « préquelle », ou encore avec une « spin-off » en centrant une nouvelle série autour d’un personnage secondaire de la série-mère, l’œuvre acquiert le statut d’hyper-série. Par exemple, L’Incal de Jodorowsky et Moebius connait différentes extensions directes, comme Après l’Incal (dessiné par Moebius), Avant l’Incal (par Janjetov) ou Final Incal (par Ladrönn) ou indirectes, comme La caste des Méta-Barons (dessiné par Gimenez), série dérivée qui connait à son tour différentes ramifications : Dayal de Castaka (Das Pastoras) et Les Armes du Méta-Baron (Charest). Dans le même registre, on peut citer l’univers de Troy avec Lanfeust, les Trolls, les  Conquérants, Cixi ou encore Tikko des Sables.

On trouve un phénomène comparable dans les comics. Au gré des multiples cross-over qui ont permis la rencontre de différents super-héros, soit pour les faire collaborer, soit pour les faire s’affronter, l’univers Marvel (tout comme celui de DC) a fini par constituer une forme particulièrement tentaculaire et cohérente d’hyper-séries dans lesquelles Spiderman, Iron Man et Wolverine (lui-même membre des X-Men) se côtoient au sein des Avengers.

Bien qu’on trouve quelques cas d’hyper-séries liées à un seul auteur (Leiji Matsumoto, auteur de Galaxy Express 999, Albator, etc. emploie les mêmes personnages dans ses différents mangas), la plupart des hyper-séries se développent à l’initiative d’un scénariste qui désire explorer un univers fictif de la façon la plus vaste possible. Le recours à plusieurs dessinateurs, va lui permettre de mettre en chantier plusieurs récits, de façon parallèle. Un des précurseurs en la matière est Patrick Cothias, créateur avec André Juillard des 7 vies de l’épervier, une saga historique qui ne cesse de se développer.

 

De l’hyper-série à la série-concept

Au début de la décennie 2000, certains scénaristes imaginent donc des histoires qui nécessitent dès leur conception, plusieurs dessinateurs. Frank Giroud, pour Le Décalogue, imagine dix récits indépendants qui rassemblés, forment l’histoire de la transmission à travers les âges d’un manuscrit sulfureux, Nahik, objet de toutes les convoitises. Le fait de confier ces récits à dix dessinateurs, permet de publier l’ensemble en deux ans seulement. Exploit réussi, la série buzze, fidélise les lecteurs et, par sa diversité, fait preuve d’une richesse inédite.

Pour Didier Convard, le fait de se tourner vers une équipe d’artistes procède d’une autre démarche. Le scénariste du Triangle Secret avait prévu pour ce récit d’attiser le suspense en mêlant plusieurs histoires se déroulant dans des espaces-temps distincts. Mais comment ne pas perdre le lecteur en route avec tous les croisements d’intrigues ? Tout simplement par le recours à des styles visuels différents, dans une narration qui emploie beaucoup le flashback, sans recourir systématiquement à une colorisation sépia, ou à des récitatifs de  contexte (« Rome, de nos jours »).

La genèse de Donjon, série fantasy de Joann Sfar et Lewis Trondheim est encore différente. Créée pour la seule envie de faire un projet ensemble, il est convenu que le scénario sera rédigé ensemble, et le dessin exécuté par Trondheim. Mais au bout de quelques tomes, Sfar souhaite s’approprier l’univers, et imagine « Crépuscule », c’est-à-dire Donjon quelques dizaines d’années plus tard. Par symétrie, le duo de scénaristes planche aussitôt sur une troisième série qui raconte Donjon avant Donjon… Et tout cela se poursuit avec Donjon Monsters, qui donne le premier rôle à un personnage secondaire, le temps d’un album.

 

Concepts d’auteur et d’éditeurs

Initiée par Jean-Bernard Pouy, la série policière Le Poulpe met en scène les aventures d’un enquêteur atypique, Gabriel Lecouvreur, dont chaque aventure est imaginée par un nouvel écrivain. La série connaît un prolongement en BD, aux éditions 6 pieds sous terre, en reprenant le même principe, soit dans le cadre d’adaptation par des dessinateurs, soit avec des histoires inédites en roman (Pieuvre à la Pouy, par Cestac et Montellier).

En 2005, le décidément très créatif Frank Giroud lançait Secrets chez Dupuis, une série reposant sur un concept déclinable à l’infini,  la révélation de secrets de famille. D’une façon assez similaire, les éditions Delcourt s’intéressent aux séries-concept. La collection Sept, dirigée par David Chauvel, proposait à différents auteurs d’imaginer un récit faisant intervenir sept personnages (7 voleurs, 7 missionnaires, 7 psychopathes, etc). Les one-shots ainsi créés n’ont aucun rapport entre eux, sinon qu’ils répondent chacun au thème imposé. Il s’agit finalement de reprendre, à l’échelle d’une collection, ce qui se faisait déjà sous un format plus réduit, dans les nombreux ouvrages collectifs thématiques. L’idée est de voir comment scénaristes et dessinateurs s’en sortent, dans ce qui est avant tout un exercice de style. Le succès faisant, une nouvelle salve de 7 albums est en cours et Delcourt renouvelle l’expérience avec de nouveau concepts. Tout d’abord, Le Casse, série d’albums coordonnée par le même Chauvel et tournant autour de « casses du siècle », et puis « Jour J » série proposant des uchronies réalistes, plausibles du point de vue historique, la première étant « Que se serait-il passé si les Russes avaient mis le pied sur la lune avant les Américains ». Quant à l’infatigable Giroud, il propose Destins chez Glénât, ou les multiples existences d’une héroïne, confiée à treize équipes de scénaristes et dessinateurs.

 

 

avec la collaboration de Yannick Lejeune

 

vendredi 24 décembre 2004

Les bulles de Noël

Il est généreux, il porte un costume coloré, il vole dans les airs… C'est Superman ? Non, c'est le Père Noël ! Comme chaque année, il revient et plonge les pays occidentaux dans une sorte de fièvre. Ses adeptes se mettent à décorer leurs maisons ; ils fréquentent les magasins aux pires heures de pointes et se prennent à rêver d'un monde où tout serait paisible et harmonieux…

 

Genèse du père Noël…

Le Père Noël reste un personnage assez mystérieux. Où et quand est apparu ce vieillard barbu et vénérable qui apporte des cadeaux aux enfants sages ? Certains lui revendiquent une parenté purement chrétienne : le Père Noël serait un avatar de Saint Nicolas, évêque du IVe siècle et défenseur des enfants. D'autres sont convaincus qu'il est l'héritier de coutumes bien plus anciennes. En effet on célèbre le solstice d'hiver depuis l'antiquité. Pour cette occasion, le dieu gaulois Gargan portait une hotte remplie de cadeaux qu'il distribuait. Dans la tradition Viking, un adulte se déguisait en Odin et faisait le tour des maisons du village pour donner des gâteaux aux enfants. Les historiens rappellent aussi que l'Eglise chrétienne, au IVe siècle, avança la célébration de la naissance du Christ du 6 janvier au 25 décembre pour concurrencer les saturnales, fêtes païennes à grand succès liées au culte du dieu solaire Mithra. Pour les chrétiens, la tradition des cadeaux fait référence aux présents des rois mages – ce sont d'ailleurs eux qui apportent les étrennes des petits Espagnols, le 6 janvier. L'Eglise n'a pas toujours toléré la concurrence du Père Noël, personnage admis dans les écoles alors que la crèche en est bannie au nom de la laïcité. Son effigie fût même brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon le 23 décembre 1951, ce qui fit grand bruit à l'époque et inspira à Claude Lévi-Strauss son Père Noël supplicié, une étude du folklore de Noël.

 

Représentation moderne et premières apparitions en BD

Le cheminement qui a conduit à la représentation contemporaine du Père Noël est plus facile à suivre. Tout semble commencer en 1863, lorsque le dessinateur américain Thomas Nast illustre pour un journal un poème écrit 40 ans plus tôt par Clement Moore : The night before Christmas, A visit from St Nicholas. Pour la première fois, au lieu d'un Saint Nicolas digne et austère, Nast propose la vision d'un personnage qui tient plutôt du lutin. Joufflu, barbu et truculent il est vêtu d'un manteau doublé de fourrure : la houppelande. En 1885, Nast précise que la résidence de Santa Claus est située au pôle Nord. Le mythe est alors complet et le Père Noël ne cesse plus de gagner en popularité. Il ne tarde pas à s'insérer dans les bandes dessinées publiées dans les journaux. Buster Brown, le héros de R.F. Outcault, rencontre le Père Noël en 1904. Little Nemo aura le même privilège moins de trois mois après sa création par Winsor McCay en octobre 1905. Malgré tout cela, une rumeur persistante prétend faire de Coca-cola l'inventeur du Père Noël moderne. Balivernes : la firme d'Atlanta s'est contentée d'associer son image à celle d'un personnage déjà célèbre. Les premières illustrations publicitaires commandées au talentueux Haddon Sunblom datent de 1931.

 

Star des médias

Jusque dans les années 1980, la plupart des bandes dessinées fait l'objet d'une prépublication dans la presse avant une éventuelle édition en album. Bien que la bande dessinée soit un genre considéré avec un certain dédain à cette époque, on en trouve paradoxalement dans presque tous les journaux, du quotidien régional au magazine spécialisé. Les auteurs de BD ont un statut de journaliste, ils sont donc sensibilisés à la date de parution de leurs histoires. C'est particulièrement perceptible dans les strips quotidiens qui mettent en scène des enfants : les Peanuts, Mafalda, Calvin & Hobbes… tous ces personnages vivent au rythme des saisons. Les vacances d'été, la rentrée des classes ou les fêtes de fin d'années sont des balises temporelles récurrentes. Noël surtout est une période que les enfants espèrent avec impatience ; les strips quotidiens s'en font l'écho. La décoration de la maison, le choix des cadeaux à réclamer dans la traditionnelle lettre au père Noël, la découverte pas toujours joyeuse des étrennes qu'il a effectivement apportées sont autant de sources d'inspiration pour les auteurs. Entre l'attente du réveillon et l'exploitation des situations développées à Noël, près d'un mois est consacré chaque année à la célébration de cette fête des enfants.

Les illustrés à parution hebdomadaire ou mensuelle ne sont pas en reste : le Journal de Mickey, Tintin, Spirou, Pif ou Pilote… tous, y compris les magazines à lectorat adulte comme Fluide Glacial ou Métal Hurlant invitent leurs collaborateurs à composer des histoires de Noël. Les séries d'humour en gags ou histoires courtes conviennent particulièrement à cet exercice. Ce qui explique pourquoi d'Achille Talon à Gaston Lagaffe en passant par Jean-Claude Tergal ou Superdupont, les allusions à Noël sont si nombreuses dans les albums.

Et quand certains sujets ne s'y prêtent pas pour d'évidentes raisons de cohérence (c'est le cas des bandes dessinées historiques par exemple) ou lorsque les personnages n'ont pas vocation à intervenir dans des récits courts, il reste toujours possible de montrer les héros en train de décorer un sapin ou de s'échanger des cadeaux dans une ambiance hivernale sur une illustration de couverture. Le message est alors évident pour les lecteurs. C'est l'astuce fréquemment employée par Uderzo ou Hergé pour les unes de Noël de Pilote ou du Journal de Tintin.

 

Un personnage bédégénique

De nos jours, les magazines de BD continuent de publier des numéros "spécial Noël", mais la plupart des bandes dessinées paraissent directement en album. Cela n'empêche évidemment pas les auteurs de composer sur ce thème. Au contraire, le Père Noël n'est plus un personnage fugitif dans les albums. Il peut avoir un second rôle essentiel dans un volume d'une série voire incarner le rôle principal. On songe bien sûr à l'étonnant Petit père Noël de Robin et Trondheim : avec cinq tomes, voilà une série muette la plus bavarde sur ce sujet.

Que sait-on du père Noël ? Ses origines, son parcours personnel et ses motivations restent inexpliqués. Certains auteurs de BD ont entrepris de livrer leur version des faits. Il n'échappe pas aux auteurs de comics que le père Noël est un super-héros avant la lettre. Doté comme ces derniers de pouvoirs surhumains, il œuvre au service du bien et porte un costume facilement identifiable. L'assimiler aux super-héros était un pas facile à franchir : dans l'univers des X-Men, un numéro hors-série de Génération X émet la thèse que le Père Noël serait un mutant.

Pour évoquer ses origines, l'album le plus abouti à ce jour reste Santa Claus – La légende du père Noël par Michael Ploog. Splendide graphiquement et doté d'une scénario d'une remarquable habileté, on y découvre enfin comment de simple mortel, Claus a pu se faire une place parmi les éternels, d'où lui vient son costume, pourquoi il distribue des jouets aux enfants, comment ses rennes peuvent voler un soir chaque année et quelle est l'origine du sapin décoré. Un pur chef d'œuvre !

 

Quand Noël, c'est les boules

Toutes les évocations de Noël ne glorifient pas cette période de l'année. Certains auteurs dénoncent (avec humour) la surconsommation, l'hypocrisie de la bonne humeur obligatoire, le poids de la tradition, le gâchis des marathons gastronomiques… Plus fort, Tronchet imagine dans Houppeland une société vivant dans un Noël permanent, avec réveillons obligatoires et bonne humeur imposée, le tout sous l'œil vigilant d'une brigade de miliciens en costume rouge et blanc et chapeau à pompon. Un véritable cauchemar qui a inspiré à O'Grojnowski une autre vision d'une France futuriste sous la dictature de Noël. On y trouve de véritables perles, comme "la religion, les gens étaient croyants mais pas pratiquant. Noël, c'est le contraire".

N'empêche, Noël a quand même un gros avantage : cela fait dix numéros que Bédéka vous prodigue ses conseils. Vous avez forcément pris du retard dans la découverte de tout ce qui vous paraissait tentant. Grâce aux étrennes, vous allez enfin pouvoir vous rattraper !

 

 

 

Bibliographie :

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Santa Claus - La légende du père Noël par Michael Ploog (Delcourt)

Qui exactement est le Père Noël ? Comment lui est venue cette vocation de bienfaiteur des enfants ? Pourquoi décore t-on des sapins à Noël ? Pour répondre à toutes ces questions, Michael Ploog nous raconte la légende féerique de Santa Claus, superbement illustrée d'après le livre de Franck Baum.

 

Petit Père Noël par Lewis Trondheim & Thierry Robin (Dupuis)

Muette et pleine d'humour, cette série d'aventures  du Père Noël et de ses amis du pôle Nord est conçue pour permettre sa lecture par les plus jeunes enfants : précisément ceux qui sont à l'âge où l'on croit très fort au Père Noël. Une belle initiation à la lecture, dans un style joyeux à la parfaite lisibilité.

 

Docteur Poche et le père noël par Wasterlain (Casterman)

Le père Noël tombe malade au moment de devoir entamer sa tournée. Il appelle à son secours le docteur Poche. Mais l'ogre Grignedin a décidé de saboter Noël en distribuant des cadeaux maléfiques aux enfants. Une histoire pleine de rebondissements, proche de L'étrange Noël de M. Jack de Tim Burton. A réserver aux 7-11 ans.

 

Merlin contre le père Noël par Munuera et Sfar (Dargaud)

Merlin et ses amis Jambon et Tartine ont capturé le père Noël. Ils lui font boire une potion magique… et le voilà transformé en colosse malfaisant, qui capture des enfants pour le grand gueuleton des ogres (friands de paella aux bébés ou de couscous aux yeux de petites filles). Pour un Noël à contresens, délirant et déjanté !

 

Monstrueux Noël par Lewis Trondheim (Delcourt)

Lewis et toute sa petite famille partent à la neige pour les vacances de Noël. Soudain le père Noël tombe du ciel poursuivi par un monstre ! La série des Monstrueux a une structure particulière : les cases n'y sont pas réellement délimitées et l'histoire est racontée à la manière d'une rédaction d'enfant, sans bulle de dialogue.

 

Petit Vampire et les pères Noël verts par Sfar (Delcourt)

Sfar l'avait déjà rappelé dans Merlin : Noël est une fête occidentale qui n'est pas universelle… surtout pas chez les morts-vivants. Non parce que le père Noël n'existe pas mais parce qu'il n'est pas celui qu'on croit. Colosse végétal aussi haut qu'un immeuble, son intérêt pour les enfants est très suspect !

 

Houppeland par Tronchet (Dupuis)

Houppeland est une cité-Etat isolée de ses voisins. Il y règne une sorte de dictature des fêtes et pour l'heure, le pays vit bloqué dans un Noël permanent. Joie, cadeaux, cotillons et bonnes blagues de réveillon sont obligatoires. Malheur aux malades et aux grincheux ! Une politique-fiction étonnante.

 

La semaine des 7 Noël par O'Grojnowski (Casterman)

Noël, c'est une période propice à la consommation. En 2041, pour faire face à la crise et relancer l'économie, le gouvernement a décidé de faire de Noël un état permanent. Le thème est proche de celui de Houppeland, dans une ambiance de polar déjanté, tout en noir, rouge et blanc : les couleurs de circonstance.

 

Route vers l'enfer par Goossens (Audie - Fluide Glacial)

La rencontre improbable et délirante entre les films de guerre des années 1950 et un père Noël quadragénaire pas encore barbu (mais quand même mal rasé). Décalage et non-sens dans ce chef d'œuvre d'un maître de l'absurde, indispensable dans toute bédéthèque, ne serait-ce que pour les expressions faciales des personnages.

 

Superdupont par Lob, Gotlib et Solé (Audie - Fluide Glacial)

Les âmes noires (cinquième volume de la série) propose un conte de Noël : petit Pierre a réclamé une panoplie de son héros 100% français favori. Superdupont va lui servir d'ange gardien discret mais vigilant pendant toute une nuit. Avec Solé aux pinceaux, c'est forcément beau. Avec Lob et Gotlib au scénario, c'est évidemment drôle !

 

Drôle de Noël, collectif des auteurs Fluide Glacial

En 1996 et en 2001, Fluide Glacial avait consacré deux numéros hors-série à l'exploration de Noël. Album collectif au générique impressionnant, Drôle de Noël en rassemble les meilleures pages de bande dessinée, romans photos et conseils pratiques pour passer un réveillon mémorable.

 

Poustiquet n°1 – Histoires de chasse et faits d'hiver par Bindle (Atelier Cauchois)

Compilation de strips quotidiens publiés entre 1949 et 1975 par Roland Vagnier alias Bindle dans le journal régional Paris Normandie. Son héros Poustiquet connaîtra une certaine notoriété, au point d'avoir son propre magazine hebdomadaire en 1956 : Jocko et Poustiquet, qui tiendra 90 numéros.

 

Snoopy T33 - Joyeux Noël par Schulz (Dargaud)

En 50 ans d'existence, Charlie Brown et ses camarades ont célébré Noël en de nombreuses occasions. Cet album est une anthologie des meilleures planches des Peanuts sur les thèmes de Noël et des fêtes de fin d'année, d'une importance capitale dans cet univers où les adultes sont absents.

 

Les Barbutins par Frank Le Gall (Delcourt)

Les Barbutins sont des lutins, assistants du Père Noël spécialisés dans la création des jouets. Ces personnages créés par Le Gall pour ses propres enfants, sont intervenus d'abord dans le mini-album Catastrophes au Pays du Père Noël avant de poursuivre leurs aventures dans une série propre.

 

Le Noël de Lobo par Bisley (Editions USA)

Lobo, mercenaire de l'espace et dernier Czarien survivant (et pour cause : il les a lui-même exterminés) est engagé par le lapin de pâques pour faire la peau du Père Noël. Lequel s'avère un sacré psychopathe aussi. Le combat final au couteau est mythique. Et l'esprit de Noël dans tout ça ?