Gilles Ratier, le secrétaire général de l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée), rédige chaque année un rapport sur la production de bande dessinée, très suivi par toute la profession ; en voici les grandes lignes.
Avec 5327 titres de bande dessinée publiés en 2011, l’offre du secteur aura connu sa seizième année consécutive d’augmentation de la production : c’est 3% de plus que les 5165 titres publiés en 2010. Cette augmentation est principalement attribuable à une valorisation du fonds éditorial. En effet, les intégrales, éditions spéciales ou augmentées, représentent quasi 20% de la production, avec 1058 titres en 2011 (contre 980 en 2010). Parmi les 3841 titres totalement inédits, on dénombre 1520 nouveaux mangas ou autres BD asiatiques, 303 comics, 386 livres de BD expérimentale soutenus par des éditeurs alternatifs, et 1632 BD au format album (contre 1599 l’année précédente). Face à cet afflux permanent de nouveautés, la durée de vie des livres sur les étals des libraires devient de plus en plus proche de celle des périodiques dans les kiosques. Notons également que sur ce total, seuls 99 titres ont bénéficié en 2011 d’un premier tirage supérieur à 50 000 exemplaires.
Les quatre plus grosses mises en place de l’année sont le tome 20 de XIII (500 000 ex.), Kid Paddle T12 (360 000), Boule & Bill T33 (253 000) et Tintin : L’Album du film (250 000). Au niveau des mangas, c’est toujours Naruto (250 000 par volume, trois nouveautés en 2011), One Piece (100 000, 4 titres cette année) et Fairy Tail (6 volumes à 80 000 chaque) qui se taillent la part du lion. À noter, la performance de Judge, dont le tome 1 a été tiré à 60 000 exemplaires. Mais la série record de l’année, c’est l’adaptation en BD des Simpson, qui avec sept titres parus, cumule un total de 1 080 000 exemplaires en 2011.
Sur le plan éditorial, Guy Delcourt fêtait cette année les 25 ans de la création de sa maison d’édition. Il s’est fait un joli cadeau pour l’occasion, en acquérant les éditions Soleil, et devient par conséquent le plus gros éditeur de 2011 en termes de production, avec 840 titres proposés. Média-Participation, pour sa part, conserve son leadership économique, devant Delcourt, Glénat et Flammarion.
PS : Les deux livres distingués par l’ACBD cette année sont : Elmer, de Gerry Alanguilan (Çà et Là), Prix Asie de la Critique 2011. Bastien Vivès décroche pour sa part le Grand Prix de la Critique – ACBD 2012, avec Polina (KSTR).
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En effet, depuis qu’il n’est
plus sponsor d’Angoulême, Michel-Edouard Leclerc, à la recherche d’autres
terrains sur lesquels exercer son mécénat, a choisi de s’impliquer
financièrement dans Artémisia. Cet engagement se traduit d’ores et déjà par une
dotation mieux que symbolique : la lauréate du Prix Artémisia
2009 recevra, en plus d’un trophée intitulé Vénus et réalisé
par la


