Le briographe

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vendredi 13 janvier 2012

Rapport Ratier 2012

Gilles Ratier, le secrétaire général de l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée), rédige chaque année un rapport sur la production de bande dessinée, très suivi par toute la profession ; en voici les grandes lignes.

 

Avec 5327 titres de bande dessinée publiés en 2011, l’offre du secteur aura connu sa seizième année consécutive d’augmentation de la production : c’est 3% de plus que les 5165 titres publiés en 2010. Cette augmentation est principalement attribuable à une valorisation du fonds éditorial. En effet, les intégrales, éditions spéciales ou augmentées, représentent quasi 20% de la production, avec 1058 titres en 2011 (contre 980 en 2010). Parmi les 3841 titres totalement inédits, on dénombre 1520 nouveaux mangas ou autres BD asiatiques, 303 comics, 386 livres de BD expérimentale soutenus par des éditeurs alternatifs, et 1632 BD au format album (contre 1599 l’année précédente). Face à cet afflux permanent de nouveautés, la durée de vie des livres sur les étals des libraires devient de plus en plus proche de celle des périodiques dans les kiosques. Notons également que sur ce total, seuls 99 titres ont bénéficié en 2011 d’un premier tirage supérieur à 50 000 exemplaires.

Les quatre plus grosses mises en place de l’année sont le tome 20 de XIII (500 000 ex.), Kid Paddle T12 (360 000), Boule & Bill T33 (253 000) et Tintin : L’Album du film (250 000). Au niveau des mangas, c’est toujours Naruto (250 000 par volume, trois nouveautés en 2011), One Piece (100 000, 4 titres cette année) et Fairy Tail (6 volumes à 80 000 chaque) qui se taillent la part du lion. À noter, la performance de Judge, dont le tome 1 a été tiré à 60 000 exemplaires. Mais la série record de l’année, c’est l’adaptation en BD des Simpson, qui avec sept titres parus, cumule un total de 1 080 000 exemplaires en 2011.

Sur le plan éditorial, Guy Delcourt fêtait cette année les 25 ans de la création de sa maison d’édition. Il s’est fait un joli cadeau pour l’occasion, en acquérant les éditions Soleil, et devient par conséquent le plus gros éditeur de 2011 en termes de production, avec 840 titres proposés. Média-Participation, pour sa part, conserve son leadership économique, devant Delcourt, Glénat et Flammarion.

 

PS : Les deux livres distingués par l’ACBD cette année sont : Elmer, de Gerry Alanguilan (Çà et Là), Prix Asie de la Critique 2011. Bastien Vivès décroche pour sa part le Grand Prix de la Critique – ACBD 2012, avec Polina (KSTR).

 

jeudi 12 janvier 2012

Grumf, de Enfin Libre

Vive la décroissance ! À supposer que l’humanité tout entière se lance dans une course enthousiaste vers l’harmonie et le bonheur universels, que se passerait-il ?  Adoption d’un langage simplifié commun (une sorte de novlangue à la manière du 1984 d’Orwell, le sourire en plus… Brrrr !), fin de la course à l’argent, etc. Le tandem Enfin Libre signe ici une drôle de politique fiction, aussi béate que flippante. Dans l’exécution graphique, un soin particulier est apporté à trouver une forme qui corresponde à l’évolution de l’intrigue, un peu à l’image de ce bâtiment hétéroclite en strates, représenté en couverture. 

mardi 4 janvier 2011

Rapport ACBD 2010 : la production augmente, pas les ventes

Chaque année, Gilles Ratier réalise pour l’ACBD (l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée, dont il est le secrétaire général), un rapport qui établit le bilan d’ « une année de publications en Bande Dessinée »

 

 

Le fait marquant de l’année est un tassement des ventes de BD : le chiffre d’affaires du secteur serait pour la première depuis des années en baisse, d’environ 1%, tandis que l’offre a augmenté de 5,9 %. Toutefois, ces chiffres ne disent rien de la rentabilité du secteur, qui continue de bénéficier d’une flexibilité accrue. Grâce aux progrès de l’impression et de la diffusion, les éditeurs contrôlent leurs coûts, qu’ils minimisent en limitant les premiers tirages. En 2010, 5165 livres du secteur bande dessinée ont été publiés, contre 4863 en 2009. L’augmentation est équitablement distribuée entre les nouveautés (3811 livres) et les rééditions et intégrales (980 titres). 297 Art books et 77 essais sur la BD viennent compléter cette offre. Au total, la BD représente 7,9 % des quelques 65000 livres publiés dans l’espace francophone européen. Parmi les nouveautés, on dénombre 1522 mangas, dont 161 ont été tirés à plus de 20 000 exemplaires – et jusqu’à 250 000 pour chaque tome de Naruto et pour l’adaptation en manga de Twilight. La BD franco-belge s’est enrichie de 1599 titres, avec comme locomotives les nouveaux tomes de Joe Bar team, Lucky Luke, Largo Winch et Blake & Mortimer. Cette année encore, plus de 60 % des albums ayant les plus gros tirages de l’année ont été mis en place entre septembre et décembre, période où se concentrent 40 % des sorties.

 

PS : Les deux livres distingués par l’ACBD cette année ont été : Pluto de Naoki Urasawa (Kana) qui remporte le Prix Asie-ACBD 2010 et Asterios Polyp de David Mazzucchelli (Casterman), sacré Prix de la Critique 2011.

mardi 9 novembre 2010

Immigrants, ouvrage collectif BD Boum 2010

L’association BD BOUM, qui organise le festival de  bande dessinée de Blois, entreprend aussi tout au long de l’année différentes actions éducatives ou sociales, notamment en direction des établissements scolaires, des prisons ou centres de détention de la région. Parmi ces actions, la publication d’une bande dessinée thématique et collective est devenue une sorte de tradition. Le principe consiste à recueillir des témoignages en allant à la rencontre de populations choisies, puis de travailler avec un scénariste et une équipe de dessinateurs pour transformer ces témoignages en autant de chapitres d’une bande dessinée collective. Après avoir donné la parole à des prisonniers, à des toxicomanes ou à des individus souffrant d’illettrisme, l’association BD Boum a choisi en 2010 de s’interroger sur l’immigration. C’est Christophe Dabitch, scénariste d’Abdallahi et Jéronimus (avec Jean-Denis Pendanx) ou de La ligne de fuite et Mauvais garçons avec Benjamin Flao, qui s’est occupé de la coordination de l’ouvrage. Le dessin est assuré par Etienne Davodeau, Diego Doña Solar, Christian Durieux, Manuele Fior, Benjamin Flao, Christophe Gaultier, Simon Hureau, Etienne Le Roux, Kkrist Mirror, Jeff Pourquié, Troub’s et Sébastien Vassant. Nouveauté de l’édition 2010, cet ouvrage accueille également des historiens – rappelons que la ville de Blois accueille également chaque année Les rendez-vous de l’Histoire, quelques semaines avant le BD Boum. Le résultat est un livre qui concentre beaucoup d’efforts, de talent et d’intelligence : Immigrants, coédité avec Futuropolis.

 

jeudi 1 juillet 2010

« Pluto », Prix Asie-ACBD 2010

Dans le cadre du festival Japan Expo, l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) a remis le Prix Asie-ACBD 2010 à « Pluto » de Naoki Urasawa d’après une histoire d'Osamu Tezuka, publié aux éditions Kana. Ce prix distingue une bande dessinée asiatique, parue en français entre juillet 2009 et juin 2010.

Dans un futur indéterminé, un serial killer de robots exceptionnels est pris en chasse par l’inspecteur Gesicht, ce dernier étant lui-même un des sept robots les plus perfectionnés au monde…

S’inspirant d’une histoire d’Astro boy par Osamu Tezuka intitulée Le Robot le plus fort du monde, histoire qui serait à l’origine de sa vocation d’auteur de manga, Naoki Urasawa en accomplit une réinterprétation magistrale, dans un mode réaliste et philosophique, sans oublier d’y apporter le suspense et l’art du thriller qui ont fait le succès d’œuvres comme Monster ou 20th Century Boys.

 

 

Avec Pluto, quatre autres titres étaient en compétition pour le Prix Asie-ACBD 2010 :

  • 2 expressos, de Kan Takahama (Casterman)
  • Folles passions, de Kazuo Kamimura (Kana)
  • L'Île Panorama, de Suehiro Maruo d'après Ranpo Edogawa (Casterman)
  • Le Juge Bao, de Chongrui Nie & Patrick Marty (Fei)

 


L’ACBD remercie Japan Expo pour son soutien.

mardi 1 juin 2010

Les 5 titres sélectionnés pour le Prix Asie-ACBD 2010

Pour la quatrième année, l’ACBD (l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) s’apprête à remettre son Prix Asie-ACBD 2010. Ce prix distingue une œuvre en provenance du continent asiatique, publiée en langue française entre juillet 2009 et juin 2010. Le Prix Asie-ACBD 2010 sera décerné en public lors de la cérémonie des Japan Expo Awards le jeudi 1er juillet 2010.

 

Sont en compétition pour le Prix Asie-ACBD 2010 les titres suivants :

  • Deux expressos, Kan Takahama (Casterman)
  • Folles passions, Kazuo Kamimura (Kana)
  • L'Île Panorama, Maruo Suehiro d'après Edogawa Ranpo (Casterman)
  • Le Juge Bao, Chongrui Nie & Patrick Marty (Fei)
  • Pluto, Naoki Urasawa d'après Osamu Tezuka (Kana)


Les 76 membres actifs de l’ACBD sont invités à désigner le Prix Asie-ACBD 2010 parmi ces cinq titres !

 

En complément de cette sélection officielle, le Comité de Sélection Asie-ACBD recommande la lecture des titres suivants :

  • Detroit Metal City, Kiminori Wakasugi (12bis)
  • La Femme limace, Junji Ito (Tonkam)
  • Freesia, Jiro Matsumoto (Kaze manga)
  • Heaven's Door, Keiichi KOIKE (Glénat)
  • Ikigami, Motoro Mase (Kaze manga)
  • Kasane, Tanabe Gou (Kana)
  • Le Pavillon des Hommes, Fumi Yoshinaga (Kana)
  • Une sacrée mamie, Yôshichi Shimada & Sabûro Ishikawa (Delcourt)
  • Une vie chinoise, Kunwu Li & P. Ôtié (Kana)
  • Le Vagabond de Tokyo, Takashi Fukutani (Lézard Noir)

Le Comité de Sélection du Prix Asie-ACBD est formé de membres de l’ACBD particulièrement intéressés par les œuvres asiatiques. À savoir, pour l’édition 2010 : Hélène Beney, Jérôme Briot, Daniel Couvreur, Jérôme Dieuset, Stéphane Jarno, Patrick Gaumer, Sébastien Langevin, Xavier Mouton-Dubosc et Anh Hoà Truong.

Coordination du Prix Asie-ACBD
Jérôme Briot

jeudi 2 juillet 2009

Undercurrent, Prix Asie-ACBD 2009

Dans le cadre des Japan Expo Awards, l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée) a remis jeudi 2 juillet le Prix Asie-ACBD 2009 à « Undercurrent » de Tetsuya Toyoda publié aux éditions Kana.

Ce prix distingue une bande dessinée asiatique, parue en français entre juillet 2008 et juin 2009. A noter, ce titre faisait déjà partie de la sélection du Festival d'Angoulême 2009 et avait obtenu un coup de coeur de la Rédaction de BDGest, et une sélection parmi les BDGest'Art 2008 !




À la fois très japonais par son cadre et universel par sa thématique, Undercurrent est le premier livre publié en France de Tetsuya Toyoda. Cet auteur (né en 1967) élabore ici un récit sensible, celui d'une femme dont le mari disparaît sans un mot d'explication. La stupeur passée, elle se décide à rouvrir l'établissement de bains publics naguère cogéré avec son époux. Mais le spleen est-il soluble dans le travail ? Et si, derrière le choc récent se cachait une faille plus ancienne ? Undercurrent est construit autour d'une double intrigue, l’une apparente, l’autre enfouie comme un courant sous-marin qui circule au long des 300 pages.



Avec Undercurrent, quatre autres titres étaient en compétition pour le Prix Asie-ACBD 2009 :
- Enfant Soldat par Akira Fuyaka & Aki Ra (Delcourt)
- Gringo par Osamu Tezuka (Kana)
- Intermezzo par Tori Miki (IMHO)
- Une vie chinoise par P. Ôtié et Li Kunwu (Kana)

 

mercredi 1 juillet 2009

Editorial pour Zoo #20

Texte discuté avec Boris Jeanne et Christian Marmonnier

 

Plus de 40% des bandes dessinées publiées actuellement en France viennent d’Asie. Personne ne s'y attendait ; pas même Jacques Glénat, pionnier de l’édition manga en France (p. 11). Il y a vingt ans encore, les éditeurs avaient une certitude. Pour intéresser les lecteurs, il fallait produire de beaux livres : en grand format, en couleurs, avec une couverture luxueuse, et surtout, avec du beau dessin. Qui aurait prédit que des récits au format poche, dont l’intérêt réside avant tout dans leurs scénarios foisonnants, imprimés en noir et blanc sur du papier de qualité anodine, pourraient s’imposer sur les marchés francophones ? Et qui aurait pu deviner que la bande dessinée japonaise parviendrait à captiver le public féminin, ce que la production locale peinait à faire depuis des années ?

 

Quand un nouveau volume de Naruto (voir p. 12) est publié, il se hisse immédiatement en tête des ventes de livres, tous segments confondus. Au point que les commanditaires de statistiques littéraires ont dû se résoudre à séparer la bande dessinée des autres formes de littérature, pour analyser sereinement l’économie des romans non graphiques ! La BD asiatique nous arrive de partout : du Japon bien sûr, mais également de Corée (p. 16), de Chine (p.14 et 19), de Hong-Kong, de Singapour... pour le plus grand plaisir de publics de plus en plus divers. Au fait, si Naruto est en tête des ventes de livres, c’est peut-être parce que la série est mieux ficelée qu’une production de Marc Lévy ou de Guillaume Musso...

 

Un regret : le rythme des publications a été si rapide que quantité de chefs d’œuvre n’ont pas connu de succès, faute de visibilité. Tezuka est un auteur immense, mais quand plus de 150 de ses livres sont publiés en cinq ans, le public peut-il suivre ? Combien d’autres pépites ont été noyées sous l’avalanche de nouveautés d’intérêt discutable ? Il faudra que les éditeurs sachent rééditer avec discernement les titres méritoires, même s’ils n’ont pas trouvé leurs lecteurs dès la première publication. L’affaire risque d’être compliquée.

 

Zoo#20 est disponible sur www.zoolemag.com

samedi 27 juin 2009

Paris BD, la capitale redessinée

par Thibaut Vandorselaer

 

Avec des représentations contemporaines, issues du passé ou proposant des visions du futur, Paris a servi de décor à plus de 250 bandes dessinées, réalisées par plus de cent dessinateurs. Fort de ce constat, Thierry Vandorselaer, l’auteur du livre-concept Bruxelles dans la BD – La BD dans Bruxelles, revient avec un nouvel ouvrage consacré à la capitale française : Paris BD, la capitale redessinée. C’est un authentique guide touristique, avec quinze circuits pour découvrir la capitale française et ses merveilles, en mettant ses pas dans ceux des héros du 9e art.

dimanche 14 décembre 2008

Sélection Artémisia 2009

Logo de l'Association Artémisia, par Chantal MontellierCréée en 2007 à l’initiative de Chantal Montellier, Jeanne Puchol et Marie-Jo Bonnet, l’Association Artémisia pour la promotion de la bande dessinée féminine ne manque pas de projets : outre la remise d'un prix annuel, des conférences et débats sont organisés régulièrement dans différentes librairies, et un blog est en place, pour relayer l'actualité de l'association. Pour l'avenir, Artémisia envisage la création d'un véritable centre de ressources, qui pourrait être un portail de la BD au féminin. Aussi ambitieux soit-il, ce projet n'est pas irréalisable.

Vénus, le trophée Artémisia, par PolskaEn effet, depuis qu’il n’est plus sponsor d’Angoulême, Michel-Edouard Leclerc, à la recherche d’autres terrains sur lesquels exercer son mécénat, a choisi de s’impliquer financièrement dans Artémisia. Cet engagement se traduit d’ores et déjà par une dotation mieux que symbolique : la lauréate du Prix Artémisia 2009 recevra, en plus d’un trophée intitulé Vénus et réalisé par la sculpteure-plasticienne Polska (créatrice notamment de la Marianne à l’effigie de Catherine Deneuve), un chèque de trois mille euros. Michel-Edouard Leclerc promet également de jouer de toute son influence pour que l’œuvre couronnée soit mise en avant dans les rayons bande dessinée des 200 centres culturels Leclerc, tout en prenant la précaution de rappeler que la décision en reviendra aux directeurs de magasins, qui ont un statut indépendant.


Le 9 janvier 2008, avec une pensée appuyée pour le centième anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir, Artémisia récompensait Johanna Schipper pour Nos âmes sauvages. Cette année, les livres en compétition pour le Prix Artémisia de la bande dessinée féminine 2009 sont :

- Lettres d’Agathe, de Nathalie Ferlut (Delcourt)
- Frances, de Joanna Hellgren (Cambourakis)
- Esthétique et filatures, de Lisa Mandel et Tanxxx (Casterman/KSTR)
- Scrooge, d'Estelle Meyrand sur un scénario de Rodolphe d’après Dickens (Delcourt)
- Bons, mauvais, grands et petits joueurs, d'Anne Rouquette (Lito)
- Tamara Drewe, de Posy Simmonds (Denoël Graphic)
- Marzi de Marzena Sowa, dessiné par Sylvain Savoia (Dupuis)
- Zeste, de Céline Wagner (Des ronds dans l’O)


 
 

Bien que le public du 9e Art soit de plus en plus féminin, moins d'un auteur de bande dessinée sur dix est une femme, et la proportion de femmes chez les responsables éditoriaux et les autres métiers du secteur est tout aussi faible. Plus encore que la parité, le problème le plus préoccupant reste la possibilité pour les auteures de durer dans le métier. « Créer de la bande dessinée, quand on est une femme, reste un parcours du combattant », regrette Jeanne Puchol, présidente de l’association Artémisia. « Au-delà d'un livre, le prix Artémisia cherche donc à couronner une auteure et son parcours. »

Le jury Artémisia(*) dévoilera le 9 janvier 2009 le nom de la lauréate. Le prix sera remis le mardi 13 janvier 2009 à la librairie La Hune, 170 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris.


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(*) le jury 2009 regroupe Marguerite Abouet (scénariste de la série Aya de Yopougon), Anne Bleuzen (Rédactrice en chef adjointe de Parutions.com), Marie-Jo Bonnet (Historienne d’art, écrivaine, conférencière), Sylvie Fontaine (Auteure de bande dessinée, peintre), Chantal Montellier (auteure de bande dessinée), Jeanne Puchol (Auteure de bande dessinée) et Valérie de Saint Do (co-directrice de la revue Cassandre).


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Jérôme Briot

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